"A mon retour de Cotonou, j'ai entendus que les jeunes se sont levés pour brûler la maison d'un pasteur... j'ai ordonné à l'Armée d'aller incendier aussi leur maison..." F - BOZIZE

28 Décembre 2006 , Rédigé par LE CONFIDENT Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

Bozizé institue la loi du talion en Centrafrique, un etat de Droit

Déclaration de Bozizé lors de la clôture du forum national de validation de la politique de promotion de la jeunesse centrafricaine
Centrafricaines, Centrafricains,
Aujourd'hui, c'est un grand jour qui se tient avant le Nouvel an comme maintenant. Je pense que les jeunes de Centrafrique se sont défoulés. Nous les avons écoutés, aussi bien les filles que les garçons. Le gouvernement du Premier ministre Elie Doté a bien écouté. Les ambassadeurs ont bien écouté.


Ce que nous demandons aux jeunes, qu'ils n'oublient pas la République centrafricaine. Le Centrafrique ne s'agrandira que par la force des jeunes, par la contribution des jeunes. Malheureusement, les jeunes de Centrafrique, les méchants qui n'aiment le Centrafrique, qui veulent de sa souffrance, manipulent beaucoup les jeunes de Centrafrique. Ils les trompent pour faire autre chose. Alors que ce qu'ils font, ne sont que pour compromettre leur propre avenir, jeunes de Centrafrique. Ce qui est très mauvais. C'est pourquoi, je demande aux jeunes de Centrafrique, d'être vigilants. Que personne ne vous trompe.

Depuis le changement du 15 mars 2003, nous ne nous sommes battus que pour vous. Nous poussons déjà des cheveux blancs, le reste est dans votre camp. Mais, si vous-mêmes vous prenez le caillou pour frapper ‘‘vos dessous'', ah, cela vous regarde…
(Applaudissements nourris de la salle).

Ces gens aux cheveux blancs vous trompent. Seulement, ils vous trompent pour gâcher des choses pour cause de mauvaise foi, pour cause de la jalousie tout simplement.
Nous le disons, depuis le changement jusqu'à ce jour, je pense que les choses avancent bien. Pour bâtir un pays, ce n'est pas en un jour. Un proverbe français dit que «Paris ne s'est pas construit en un seul jour». Donc, il faut bâtir. Pour détruire, c'est en un temps record (brrr), c'est détruit. Mais, pour construire, ah, c'est très difficile.

Donc, je pense que ce qui s'est passé dans notre pays, c'est pour nous ouvrir les yeux. Pour que nos esprits reviennent en nous pour que nous bâtissions notre pays en toute bonne foi, avec intelligence. Au lieu de laisser le pays se dégrader, se dégrader. Et tout le monde nous injurie pour dire que «Le Centrafricain est bête». Ce n'est pas bien.

Et pourtant, nous avons beaucoup de richesses dans notre pays, plus que beaucoup d'autre pays. Mais, c'est nous-mêmes qui détruisons notre pays. Le problème du Centrafrique n'est pas les étrangers, c'est faux! C'est nous-mêmes.

Il faudrait que nous nous entendions entre nous, que nous nous organisions, que nous assumions avec toute notre force le travail de notre pays avec la bonne volonté. C'est d'aller au travail tous les jours et travailler avec volonté. Travailler sans a priori. Et je pense que doucement, doucement, tout rentrera dans l'ordre.

Le gouvernement de son côté s'est battu. Le FMI, la Banque mondiale, la diplomatie extérieure, etc. tout va dans l'ordre. Il ne reste plus que nous-mêmes Centrafricains pour que dans notre pays, nous nous organisions, que nous mettions de côté le désordre, les médisances et occupons-nous de notre pays avec toute notre énergie, le bâtir de tout cœur. Mais, au lieu que chaque jour les automobiles soient lapidées, chaque jour on incendie une maison, non, non! Cela est très mauvais, cela fait reculer un pays.

A mon retour de Cotonou, j'ai entendus que les jeunes se sont levés pour brûler la maison d'un pasteur. Dieu ne va pas bénir la jeunesse centrafricaine. C'est très mauvais. Ce n'est pas bien. Et ces meneurs là, j'ai ordonné à l'Armée d'aller incendier aussi leur maison. Et puis c'est tout! Sa maison brûlée, on le libère de la prison et il va rester chez lui comme le pasteur à qui on a brûlé la maison. Cette justice est nette.
(Applaudissements dans la salle).

Ça, c'est la colère de Dieu. Le serviteur de Dieu à qui tu as fait du mal, Dieu se lèvera pour te punir. C'est pour cela que nous sommes allés brûler la maison des meneurs là-bas. C'est plus simple comme ça! La souffrance dans laquelle il veut plonger son prochain, il faudrait que lui aussi sente la même chose. Et demain, il ne le répétera point. Donc, c'est tout ce que j'avais à vous dire.

L'année 2006 se termine. Est-ce que 2007 sera une bonne ou mauvaise année? Nous remettons tout entre les mains de Dieu.
(Applaudissements).

Mais, une chose est que cette année 2007, nous penserons à la jeunesse centrafricaine.
(Applaudissements).

En 2007, nous penserons à la femme centrafricaine
(Applaudissements).

Parce que la jeunesse centrafricaine, la femme centrafricaine, à chaque fois que le pays est en mauvaise posture, elles se lèvent avec tous les risques possibles pour dire Non! C'est une très grande chose.

Lors de la marche contre les évènements de Birao, la jeunesse centrafricaine s'est mise debout, la femme centrafricaine s'est mise debout. Ce qui a donné le courage au gouvernement et au président de la République jusqu'à ce qu'on terrasse ces bandits rebelles.
(Applaudissements).

Je félicite la jeunesse centrafricaine. Je félicite la femme centrafricaine. Ce que je vous demande, c'est de me soutenir, de ne pas me laisser tomber. Si vous me laissez…
(Applaudissements).

Si vous m'abandonnez, les gens à la barbe blanche vont me terrasser…
(Applaudissements)

Les gens à la barbe blanche et aux cheveux blancs vont me terrasser.
(Applaudissements)

Mais, s'ils me terrassent, donc la jeunesse aussi est terrassée. S'ils me terrassent, donc la femme centrafricaine aussi est terrassée. C'est le peu que j'avais à vous dire.

Notre pays se développe doucement, doucement et tout ira bien, malgré qu'il ait beaucoup de difficultés.

Vous savez que depuis le changement jusqu'à ce jour, nous avions trouvé le pays dans des conditions difficiles. Ce n'est pas du jeu. Nous nous battons avec toute notre énergie nuit et jour, nuit et jour. Donc, celui qui dit que pourquoi telle chose n'est pas faite, pourquoi telle autre aussi, c'est tout simplement du mensonge. C'est du mensonge! Où était-il? Où était-il?
(Applaudissements)

Il était président de la République, Premier ministre, ministre d'Etat, il était ministre, mais n'avait pas opéré de miracle. Maintenant qu'il est de l'autre côté du fleuve, il crie. Quel cri? Alors! Ça c'es irresponsable!
(Applaudissements)

Merci beaucoup. Merci Monsieur le ministre de tutelle, en charge de la jeunesse…
(Applaudissements)

Il fait son travail de tout cœur. Ça c'est bon. C'est ce qu'on demande aux Centrafricains. Si vous me voyez renvoyer quelqu'un, c'est parce qu'il n'aime pas travailler pour le pays
(Applaudissements)

Celui qui travaille bien, c'est bien. Malheureusement, notre nouveau stade…
(Applaudissements).

Notre nouveau et beau stade que nous devons fêter pour que Boganda soit d'accord avec nous, mais des gens ont tourné la tête du ministre de la jeunesse et celui du logement qui ont laissé jouer le match de football sans les cérémonies traditionnelles d'usage…
(Applaudissements)

C'est pour cela que ces jeunes qui ont livré le match contre le Congo-Brazzaville, le Cameroun, le Gabon, ils les ont battus chez eux. Donc, c'est Boganda qui les a sanctionnés…
(Applaudissements)

Il existe des pratiques traditionnelles et il existe des pratiques modernes. Et puis, si nous oublions nos aïeux, ah, ce sera dangereux pour nous. N'accusons pas les gens n'importe comment. C'est nous-mêmes qui avions oublié celui qui a créé la République centrafricaine. Or, nous voulions baptiser ce stade en son nom. Le nouveau stade sera baptisé «Complexe Barthélemy Boganda»
(Applaudissements)

Au lieu de l'honorer ainsi, nous avons plutôt piétiné son tombeau en venant livrer un match de football sur ce stade. C'est pourquoi nous nous sommes fait battre! Ça vous regarde!
(Applaudissements)

Ceux qui disent qu'ils veulent faire n'importe quoi, ça les regarde!
Vous avez vu ces jeunes courageux. Je les ai reçus au Palais, ils m'ont promis qu'il y aura la victoire du côté de Centrafrique. Mais, comment la victoire a eu lieu à Brazzaville, au Gabon, au Cameroun, et maintenant, ce n'est que chez nous que nous faisons n'importe quoi, non! Donc, il y a la punition.

C'est ce que j'avais à dire après mon allocution en français, puisque quelqu'un a dit dans la salle «Sango, sango, sango!»…
(Applaudissements)

C'est pour cela que je vous ai parlé un peu.
Merci beaucoup.
Je vous remercie beaucoup.
Je salue la jeunesse centrafricaine, je salue toutes les femmes centrafricaines. Bonne année à tous. Bonne année à tous. Que 2007 soit une bonne année pour que la souffrance de l'année 2006 se termine.

Saisissons à bras le corps le travail le développement de notre pays, sans peur, mais avec joie, avec toute notre énergie et notre pays va se développer.
Mes meilleures salutations.
(Applaudissements).
Source: Radio Ndéké-Luka
 

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étudiant centrafricain 29/12/2006 16:30

bozizé se place en 1er responsable des assassinats,violations des droits de l'homme,violences aveugles commis par les hommes en tenus.
Qui peut désormais s'étonner que bozizé ordonne d'allé tué pour son compte;
 ces jeunes ont mal agi il fallait laisser la justice faire son travail,
tout ceci nous rappelle l'histoire d'une risque entre deux militaires sanze et kapita
bozize doit savoir que la justice du peuple l'attend aussi.

koli 29/12/2006 15:59

Discours ridicule qui fait plus rire que réfléchir,la communauté internationale doit constater la nature de cet homme exposée dans ce discours... Et les militaires qui tuent impunéments ,ils ont droit aussi a la justice du peuple ? Cet exemple donné à la jeunesse d'un pays est grave,tres grave,Bozizé vient de décapiter la justice Centrafricaine et par la même insulté les principes démocratiques. Désormais pour la jeunesse centafricaine c'est oeil pour oeil dent pour dent. Triste Pays !