Désenclavement : Garoua Boulaï-Ngaoundéré - Une route bitumée pour commercer avec trois pays

19 Décembre 2009 , Rédigé par l'expressplus.com Publié dans #NOUVELLES D'AFRIQUE

garoua boulaiLa pose de la première pierre de la route Garoua-Boulaï- Ngaoundéré, plus précisément le lot n°2 Nandéké-Mbéré, long de 72,8 km, a eu lieu le 29 novembre dernier. Mais au-delà de la symbolique de cet évènement, c'est davantage pour les populations du Cameroun entier le début de la concrétisation d'un immense rêve caressé depuis des décennies. Le rêve pour tout un pays, de voir le sud et le nord enfin relié par une véritable route, une route bitumée. C'est également une aubaine pour les pays voisins tels que le Tchad et la République centrafricaine, qui ne disposent pas d'un accès à la mer. Car, le tronçon Nandéké-Mbéré, lot n°2 de la route Garoua-Boulai-Ngaoundéré, fait partie des corridors Douala-N'djamena et Douala-Bangui.

Financé par la Bad (Banque africaine de développement), à hauteur de 41 milliards de Fcfa, le lot N°2 Nandéké-Mbéré comprend également le bitumage de la bretelle Meidougou (7,8km) et la bretelle Meiganga (1,5 km), plus la voirie de Meiganga( 10 à 15km).

Le bitumage de la route Garoua-Boulai-Ngaoundéré (244,8 Km) est divisé en trois lots. Le coût total des travaux est estimé à 40,8 milliards de Fcfa. L'Etat Camerounais ayant investi 12 milliards tandis que le fond africain de développement s'est engagé à hauteur de 28 milliards, soit 88%.

S'agissant du premier lot de ce tronçon (Garoua-Boulai- Nandéké, 86km) le ministre des Travaux publics, Bernard Messengué Avom, a rassuré que "l'appel d'offres pour le contrôle des travaux est en cours, et celui des travaux proprement dit est envisagé courant premier trimestre 2010. Le lancement officiel des travaux interviendra au troisième trimestre de l'année 2010. Pour ce lot, les appels d'offres attendaient l'aboutissement du 10ème Fed". Concernant le lot 3 (Mbéré-Ngaoundéré, 86 km), dont l'ordre de commencer les travaux est entré en vigueur le 1er octobre dernier, les installations sont en cours et doivent s'achever en fin 2009. Les travaux de chaussée devraient, selon toute vraisemblance, démarrer en février 2010. La mise circulation des trois lots suivra dès l'achèvement des travaux de chaussée vers le dernier trimestre 2012.

A terme, le corridor Douala-Ngaoundéré-N'djamena permettra au plan économique de favoriser les échanges entre le sud et le nord du Cameroun, ainsi que la République centrafricaine, le Nigeria et le Tchad. C'est la raison pour laquelle les travaux de cette partie du corridor qui se trouve en territoire camerounais seront financés dans le cadre du programme de facilitation des transports et du transit sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N'djamena, lequel programme concerne trois pays (le Cameroun, la Rca et Tchad). De même, avec cette nouvelle route, une réduction considérable des coûts du transport, d'exploitation des véhicules et du temps de parcours est attendu.

Pour le chef de mission de l'union européenne, "cette route est un maillon essentiel de la coopération réussie entre le Tchad, la Rca et la Cameroun Un pas fondamental vers l'intégration sous régionale". C'est la raison pour laquelle ce dernier a tenu à lancer un appel aux autorités camerounaises, afin qu'avec l'avènement de cette voie de communication moderne "le trafic soit plus fluide sur ce corridor". Ce qui est loin d'être le cas en ce moment, en raison notamment des 92 contrôles combinés de police, de la gendarmerie et de la douane qu'on dénombre entre Douala et N'djamena.

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