CENTRAFRIQUE : QUAND LES DIAMANTS ENTRENT DANS LA COURSE ÉLECTORALE

13 Novembre 2010 , Rédigé par MISNA Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

diamant.jpg(MISNA) 12/11/2010   16.44 - Les prochaines élections générales du 23 janvier 2011 pourraient largement dépendre de la question des diamants, surtout dans l'Ouest, où, jusqu'à fin 2008, rappelle le quotidien indépendant Le Confident, la plupart de la population locale était employée dans l'extraction artisanale et dans le commerce des pierres précieuses qui leur permettaient de vivre dans des conditions acceptables.

Avec la promulgation du nouveau code minier, promu par l'administration du président François Bozizé, de nombreuses personnes, entre mineurs artisanaux et acheteurs, ont dû abandonner le secteur du diamant entre fin 2008 et début 2009 se retrouvant sans emploi. Pourtant le directeur de publication du Confident Momet Mathurin précise à la MISNA que les fraudes persistent au profit des commerçants les plus riches, les seuls autorisés à garder ouverts leurs bureaux de vente.

Notre interlocuteur déplore en outre l'absence de mécanismes de compensation efficaces pour les populations riveraines des départements de Sangha-Mbaere, Mambere-Kadei et Lobaye. Une dizaine de grandes compagnies opèrent dans le commerce de diamants centrafricain, dont la production officielle s'élève à 500.000 carats, soit la moitié de ce qui serait véritablement extrait dans le pays, qui reste pourtant l'un des plus pauvres de tout le continent.

Si la nouvelle règlementation sur l'exploitation minière aspire à renforcer les contrôles en la matière et à améliorer la traçabilité et la gestion de tout le secteur, les anciens mineurs artisanaux estiment quant à eux que la loi a favorisé les intérêts du régime et des grandes compagnies.

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