CENTRAFRIQUE : NICOLAS TIANGAYE MENACÉ PAR LA MOTION DE CENSURE

28 Mai 2013 , Rédigé par JOURNALDEBANGUI.COM Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

1369641148769.jpgLe principe a été adopté par le CNT que préside Alexandre Nguendet, proche de la Coalition Séléka

C’est dans ce cadre que qu’une réunion de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), tenue hier dimanche à Addis-Abeba en Ethiopie sur la crise en République centrafricaine (RCA), a tenu a repréciser l’idée des accords des précédentes réunions de la sous-région sur le cas de la RCA.

La réunion tenue dans les locaux de l'ambassade du Tchad à Addis-Abeba a reprécisé la place du leader de l'ex-rébellion de la Séléka et président de la transition Michel Djotodia contraint d’entretenir une entente avec son Premier ministre Nicolas Tiangaye.

En effet, quoique maintenu après la prise du pouvoir de Djotodia le 24 mars à Bangui, les observateurs de la CEEAC ont constaté que Nicolas Tiangaye, nommé à la faveur des accords de paix de Libreville (Gabon) du 14 février, se trouve menacé dans son poste par l’adoption du principe de la motion de censure du gouvernement, par le Conseil national de transition (CNT) présidé par Alexandre Nguendet, un proche de l'ex-chef rebelle.

C’est ainsi que dans leur arbitrage, un groupe de chefs d'Etat de la CEEAC mené par le président tchadien Idriss Deby Itno, a exigé le respect des accords conclus dans la capitale gabonaise qui accordent les clés opérationnelles du pouvoir en RCA pour une transition de dix-huit mois.

La réunion d’Addis-Abeba s’est aussi prononcée pour le déblocage d'une aide financière d'urgence pour aider au paiement des salaires de la fonction publique et répondre à la crise humanitaire engendrée par la guerre entre la Séléka et l'ancien régime.

Dans le même temps, le président Déby a précisé l'urgence de la mobilisation de troupes supplémentaires pour porter à 2.000 hommes la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) incluant la Mission de la CEEAC pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX), aujourd'hui estimées à 1.600 éléments.

 

Partager cet article

Commenter cet article