CENTRAFRIQUE : MICHEL DJOTODIA NIE TOUTE ISLAMISATION DU PAYS

28 Mai 2013 , Rédigé par RFI - PRESSAFRIK Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

578030 le-chef-rebelle-michel-djotodia-lors-d-une-conferencLe président de transition Michel Djotodia poursuit ses tentatives pour rassurer les leaders religieux sur les présumés projets d’islamisation du pays que certains lui prêtent. Lundi 27 mai, il a reçu tous les leaders des églises évangéliques et protestantes à Bangui, après avoir reçu les catholiques la semaine dernière. Son message est clair : la Centrafrique est un pays laïc et le restera.

Comme dans un office religieux, la rencontre s’est ouverte avec la prière. Pour mieux illustrer ses intentions, Michel Djotodia, musulman, a choisi de s’habiller en costume, comme les trois-quarts des leaders religieux présents à la rencontre. 

Craintes des chrétiens 

Pour ces derniers, l’inquiétude était grande, avec les faits qui ont émaillé la prise de pouvoir par la Seleka : églises pillées, vandalisées et saccagées. « Il y avait crainte, oui, parce que le chef de l’Etat, lorsqu’on lui prête cette intention d’islamiser le pays, cela ne peut que nous inquiéter. Mais laissons le temps au temps, on verra ce que le chef de l’Etat a dit. Comme il a pris Dieu à témoin, la communauté centrafricaine à témoin, les responsables religieux à témoin, nous attendons de voir », a dit le pasteur Pascal Guérékoyamé, l’un des religieux présents. 

Djotodia : « Notre pays est laïc » 

En réponse, Michel Djotodia, qui a juré au nom de Dieu, a affirmé n’avoir aucune intension d’islamiser la Centrafrique. « Je le dis aujourd’hui encore une fois à vous, à toute la communauté nationale et internationale, que notre pays est laïc. Cette laïcité est le principe de séparation du pouvoir et de la religion. Et donc, l’impartialité ou la neutralité de l’Etat à l’égard des confessions religieuses. La laïcité s’oppose donc à la reconnaissance d’une religion de l’Etat », a-t-il déclaré. Les leaders religieux sont sortis rassurés. 

Le président de transition a ensuite annoncé l’ouverture d’enquêtes sur les biens des églises pillées, des sanctions contre les commanditaires et de probables dédommagements. Il a enfin annoncé la tenue dans les prochains jours d’un dialogue interconfessionnel entre chrétiens et musulmans. Les conclusions de ce dialogue seront transmises au gouvernement. 

Source: RFI 

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