CENTRAFRIQUE : LES EXACTIONS SUR LES TCHADIENS " NE RESTERONT PAS IMPUNIS" SELON IDRISS DEBY

3 Janvier 2014 , Rédigé par BFM TV.COM Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

im 15 05 2013 2Le président tchadien Idriss Déby Itno a condamné vendredi les exactions commises sur les ressortissants tchadiens en Centrafrique, assurant qu'elles ne resteraient "pas impunies", lors d'une visite aux familles rapatriées à N'Djamena, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Ceux qui se sont attaqués aux Tchadiens et qui continuent à s'attaquer aux Tchadiens, ceux qui ont assassiné les Tchadiens et qui continuent à assassiner les Tchadiens ne resteront pas impunis, je vous rassure, quelle que soit la manière", a déclaré le président tchadien. "S'attaquer à des femmes, à des enfants, sélectivement des Tchadiens, les assassiner, les tuer, cela est intolérable" a ajouté Idriss Déby, en visitant l'un des quatre centre sociaux prévus pour les accueillir.

"Environ 150.000 Centrafricains vivent au Tchad, ils ne sont pas inquiétés et ils ne seront jamais inquiétés", a-t-il toutefois assuré. Le président Déby a lancé un appel "à la solidarité nationale pour venir en aide aux rapatriés".

Rappelant que le Tchad avait "perdu 23 soldats depuis 1995" en Centrafrique, le président a affirmé qu'il venait "encore de perdre un nombre important qu'on ne connait pas actuellement de nos compatriotes". Le rôle du Tchad, considéré comme la puissance régionale qui a mis en place l'ex-chef rebelle et président Michel Djotodia, est très controversé à Bangui.

Les soldats tchadiens membres de la force africaine (Misca), censée être neutre, sont accusés de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka -au pouvoir depuis mars- par la population majoritairement chrétienne. Celle-ci, s'en prend, en retour, aux civils tchadiens, des commerçants musulmans pour la plupart, les obligeant à fuir le pays. Environ 12.000 Tchadiens ont pour l'instant été rapatriés dans leur pays d'origine, essentiellement des femmes et des enfants, selon le président.

 

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