CENTRAFRIQUE : DES CENTAINES D'ENFANTS SÉPARÉS DE LEUR FAMILLE PAR LE CONFLIT

4 Avril 2013 , Rédigé par RADIO-CANADA.CA Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

130404_1i8ph_refugies-centrafrique-rdc_sn635.jpgQuelque 5000 Centrafricains ont trouvé asile en République démocratique du Congo (RDC) depuis le renversement du gouvernement à Bangui, le 24 mars dernier, s'ajoutant aux 22 100 autres qui s'y sont réfugiés au cours de la dernière année.

Près de la moitié d'entre eux sont des enfants âgés de 2 à 14 ans séparés de leurs parents, a indiqué jeudi la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FISCR), qui lance un appel d'urgence pour venir en aide à ces réfugiés, dont le nombre risque d'augmenter au cours des prochains jours.

Le FISCR tente de retrouver leurs parents. Ces enfants « ont les mêmes besoins que tout le monde, mais, en plus, ils souffrent de cauchemars » a déclaré Colin Chaperon, du FISCR.

La plupart des réfugiés en RDC se sont installés dans le nord-ouest du pays, sur les rives de l'Oubangui, et survivent essentiellement grâce à la pêche.

« Ces gens sont cruellement démunis », note Josuane Tene, coordinateur régional de la gestion des crises à la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR). « Ils en sont réduits au strict minimum pour ce qui concerne les articles ménagers et l'accès à l'eau potable, à la santé et à la nourriture. »

Quelque 173 274 Centrafricains ont été déplacés depuis l'intensification de l'offensive des rebelles, en décembre 2012. Environ 32 400 autres personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins, surtout en RDC, mais aussi au Cameroun et au Tchad, selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés.

Djotodia approuve les propositions

Par ailleurs, le chef des rebelles et président autoproclamé de Centrafrique, Michel Djotodia, a approuvé jeudi la proposition des chefs d'État d'Afrique centrale qui prévoit une sortie à la crise.

Elle consiste en la création d'un Conseil national de transition, formé par toutes les composantes de la société centrafricaine, qui serait responsable de rédiger une nouvelle Constitution et de désigner un nouveau président pour une période de 18 mois au maximum.

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