DIFFERENTES ACTIONS MENEES POUR LA PAIX, L’UNITE ET LA RECONCILIATION NATIONALE

22 Août 2010 , Rédigé par GABIRAULT Publié dans #MA MODESTE CONTRIBUTION POUR MON PAYS

 

A -ACTIONS AVEC L’ENSEMBLE DES FORCES VIVES DE LA

     NATION  DANS LE CADRE DE L’UFAC

 

Le vide créé par la fin des mandats du Président de la République et de l’Assemblée Nationale a failli conduire le pays vers une conflagration nationale après l’échec des élections générales du 25 octobre 1992.

Le pouvoir hésitant d’aller aux élections, ne voulait pas convoquer le corps électoral. L’opposition divisée, affaiblie, n’était pas en mesure de faire pression sur le pouvoir pour obtenir de nouveaux scrutins. Les Syndicats quant à eux ont fait cesser le travail dans les hôpitaux, l’enseignement, les finances etc. A tout cela se sont ajoutées des journées « ville morte ».

Le pays était paralysé et les risques d’une conflagration étaient évidents.

Invité en mars 1993 à l’occasion  des Etats Généraux des Forces vives de la Nation j’ai fait une déclaration pour condamner le pouvoir pour les blocages au processus électoral et l’opposition pour l’absence de cohésion dans ses actions.

Face à cette situation qui menaçait la paix, l’unité nationale, j’ai mis à profit la confiance des différentes composantes de la nation à ma modeste personne, en prenant l’initiative de convoquer l’ensemble des Forces Vives, avec le concours de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme pour mettre en place l’UNION DES FORCES ACQUISES AU CHANGEMENT, ayant pour objectif de réclamer l’organisation des élections présidentielles et législatives.

 

J’ai dirigé cette structure pendant un mois du 19 mai 1993 au 19 juin 1993 et obtenu du pouvoir la convocation du corps électoral, ce qui a permis non seulement de préserver la paix, mais des élections générales apaisées.

 

B - KERMESSE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE

 

Les deux premières mutineries que la ville a connues ont eu pour conséquences dangereuses de créer un sentiment diffus d’intolérance ethnique au sein de la population, indépendamment des dégâts matériels.

La peur de l’autre ou tout au moins la méfiance à son égard s’est instaurée.

Il convenait donc de lutter contre cet état d’esprit par la recherche de la paix, de l’unité et de la coexistence pacifique entre tous les habitants de la ville à travers  une grande manifestation culturelle dénommée «KERMESSE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE » prévue du 20 décembre 1996 au 05 Janvier 1997.

Cette grande fête de réconciliation qui était attendue par la population avec un réel enthousiasme devrait donc être une occasion pour la ville de rassembler tous ses habitants des différents arrondissements pour un défoulement en famille afin de rétablir la confiance entre eux et redonner l’espoir de revivre dans l’unité, la concorde et la fraternité.

Elle n’a malheureusement pas pu se dérouler à cause des évènements qu’a connus la ville à partir du 15 novembre 1996, évènements dont les conséquences avaient fait  ressortir encore plus clairement sa nécessité à un moment où le pays devrait par tous les moyens reconquérir la paix et l’unité nationale.

 

C- ACTIONS AUPRES DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE POUR LA PRESERVA TION DE LA PAIX  ET DE L’UNITE NATIONALE A LA SUITE DES MUTINERIES

 

Avant le message du Président de la République à la Nation du 30 novembre 1996, et au cours d’une réunion regroupant les chefs de quartiers et chefs de groupes de la ville de Bangui, j’ai appelé, comme Maire de cette ville, la très haute attention du Chef de l’Etat sur ce qu’il y avait lieu d’éviter dans  la crise qui l’opposait à l’armée.

Mon intervention, guidée uniquement par le sens de la préservation de la paix et de l’unité nationale rappelait au Président de la République toute la lutte menée par Barthelemy Baganda pour la paix et l’unité nationale qui constituent un important acquis à protéger par tous les moyens car très difficiles à reconquérir si elles sont perdues.

 Les faits n’ont pas tardé à me donner raison car après tous les efforts de la Communauté internationale  recherchent la même paix et la même unité perdues mais qui auraient pu être préservées.

 

D- ACTIONS POUR LA RESTAURATION DE LA PAIX EN COLLABORATION AVEC LE PRESIDENT AMADOU TOUMANI TOURE


Mon implication dans le rétablissement de la paix aux cotés de Son Excellence AMADOU TOUMANI TOURE, actuel Président du Mali, à l’époque Président du Comite de Suivi des Accords de Bangui a été déterminante. Elle a permis de rassembler les chefs de quartiers et chefs de groupe pour condamner la division tribale, réitérer la paix et l’unité nationale, demander la recherche de la solution pacifique à la crise en tenant compte de l’intérêt de la Nation etc.

La lettre de témoignage reçue du Président AMADOU TOUMANI TOURE en date du 06 aout 1997 m’adressant sa sympathie et ses sentiments de profonde reconnaissance atteste cette implication pour la paix.

 

E- ACTIONS COMME REPRESENTANT DE LA DIASPORA

    (ZONE AFRIQUE) AU DIALOGUE NATIONAL DE 20003

 Scan_Pic0020.jpg

Audience avec le Président Bozizé dans le cadre du Comité de Suivi du Dialogue National 2003

Invité par le Dialogue National de 2003 et intervenant comme représentant de la Diaspora Zone Afrique, car installé au CONGO depuis 2000 (ayant obtenu ma mise en disponibilité de la Fonction publique), j’ai posé les questions de savoir :

 

1° Si les dérives des précédents régimes qui ont été recensées, décriées au cours du dialogue allaient être évitées par le nouveau pouvoir en place ? 

2° Si l’entourage du nouveau Chef d’Etat allait se comporter autrement ?

3° Si le parti qui soutient le Chef de l’Etat pourrait se désolidariser de ses actes si ceux-ci sont contraires à la paix, à l’unité nationale, à l’intérêt national ?

4° Si les députés qui le soutiennent à l’Assemblée Nationale pourraient voter sa traduction devant la Haute Cour de Justice en cas de haute trahison ?

Cette intervention a été relayée sur RFI par Carine Frenck.

 

En 2010, sept ans après, c'est-à-dire aujourd’hui, les faits parlent d’eux-mêmes et sans commentaires.

 

Ma deuxième action a été une proposition faite au Dialogue National de moraliser la vie publique par l’incrimination des fiches de dénonciations mensongères, calomnieuses.

Il s’agissait de faire entendre tout auteur de fiches et toute personne qui en est objet par des Officiers de police judiciaire pour vérification en vue de poursuites éventuelles contre l’un ou l’autre, selon le cas.

 

F-  DEMISSION DU POSTE DE VICE PRESIDENT DU COMITE DE SUIVI  DU DIALOGUE NATIONAL

  

 

Elu en 2003 Vice président du Comité de Suivi du Dialogue National, je n’ai pas vu la nécessité d’y rester en 2005 et ai démissionné pour les raisons suivantes :

La République Centrafricaine ayant connu  des crises à répétition, le  Dialogue National qui s’est tenu en 2003, a rassemblé l’ensemble des composantes de la nation et a dégagé des solutions salutaires sous forme de recommandations dont l’application devrait non seulement  remettre le pays sur la bonne voie pour sa réconciliation et sa reconstruction, mais  surtout éviter que les crises consécutives aux différents problèmes recensés renaissent d’une manière récurrente.

 

Par ailleurs, la mise en application immédiate des recommandations du Dialogue National dans tous les domaines de la vie de notre  pays aurait assuré en peu de temps son relèvement progressif et harmonieux, comme un malade qui, après les diagnostics du médecin, les prescriptions de ce dernier, le respect des soins, retrouve au fur et à mesure sa santé et redevient valide pour son bien et celui de la société.

Cependant en reprenant ce même exemple dans le sens opposé, si le malade, après les diagnostics du médecin ne respecte pas les prescriptions de ce dernier et ne suit pas le traitement approprié, sa santé se détériore évidemment et sa mort ne peut pas surprendre.

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique qui, ayant subi les conséquences de nombreuses crises à répétition et de la mauvaise gestion, avait besoin de se relever grâce au respect des recommandations du Dialogue National dans tous les domaines.

La majorité des recommandations  non appliquées ne nécessitaient non seulement pas de moyens particuliers pour leur exécution, mais étaient pourtant essentielles pour le redémarrage effectif du pays sur des bases durables d’un Etat de droit, pour consolider la réconciliation nationale, la cohésion nationale, la paix, dans un pays qui sortait à peine d’une série de crises et dont la volonté des filles et fils clairement exprimée au Dialogue National était d’éviter par tous les moyens que les cauchemars vécus auparavant s’y reproduisent.

 

Cette situation a entraîné bien évidemment la résurgence des mêmes maux dont la manifestation la plus visible est la crise armée.

 

Indépendamment de tout cela, l’attitude du pouvoir à l’égard du Comité de Suivi du Dialogue National devant normalement publier périodiquement des rapports sur la surveillance de l’application de ces actes s’est traduite par des blocages divers l’ayant réduit au rang d’un organe inexistant, dont les membres n’ont pas les moyens pour travailler véritablement, mais disposant uniquement d’un budget destiné au paiement de leurs indemnités ;

 

Il m’était donc humainement difficile de demeurer impassible, les bras croisés à ce poste juste pour percevoir des indemnités certes élevées, alors que les recommandations dont l’application aurait soulagé la misère de la population ne sont pas exécutées.

Partager cet article

Commenter cet article