L'INSECURITE AU CŒUR DE LA CAPITALE

16 Février 2007 , Rédigé par le confident Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

Les évènements qui viennent de se produire au niveau du Km5 dans la nuit du 13 février 2007 et qui d'ailleurs ont été étendus au niveau de la place de la République (PK0) à quelques microns du Palais de la Renaissance le lendemain, laissent clairement entrevoir la défaillance du système sécuritaire autour des institutions républicaines et même de la Capitale centrafricaine.
Au centre ville de Bangui, se trouve le Palais de la Renaissance, la Radio nationale, le Camp De Roux, les différents Départements ministériels. Bref, les principales institutions de la République.
Si dans une certaine mesure, le mécontentement de la communauté musulmane (haoussa) dans son ensemble était fondé, il n'en demeure pas moins que leur manifestation du mercredi 14 février 2007, prouve à suffisance que Bangui n'est pas sécurisée. La perméabilité du centre ville n'est plus à démontrer puisqu'il est vraiment inconcevable de constater que cette communauté qui a quitté le 3e arrondissement et a fait une marche d'environ 5 kilomètres puisse facilement pénétrer le cœur de la Capitale.
Même si les manifestants se sont déportés vers l'Ambassade du Tchad, sise environ 150 mètres du Palais, il est clairement établi avec cette défaillance sécuritaire que s'ils avaient l'ambition d'investir le Palais de la Renaissance, ils allaient le faire sans aucune résistance, vu qu'ils n'avaient pas reculé d'un iota devant les tirs nourris des forces de défense et de sécurité.
De quelle sécurité se prévaut-on en Centrafrique ? C'est la question qui urge et il est plus que jamais temps pour les autorités centrafricaines de redéfinir les stratégies de sécurisation de la Capitale centrafricaine pour parer à l'imprévu tant il est vrai que prudence est mère de sûreté.
Les autorités centrafricaines qui affirmaient lors des campagnes électorales qu'elles étaient bien placées pour rétablir la sécurité sur l'ensemble du territoire centrafricain, doivent reconnaître que l'insécurité en Centrafrique dans sa globalité et dans la Capitale centrafricaine en particulier est telle que personne même le président de la République n'est en sécurité dans ce pays. Et pourtant, on nous faisait croire il y a quelque temps, que la sécurité est rétablie à 80% en République Centrafricaine.


Jeudi 15 Février 2007
La Rédaction

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