ENFANTS-SOLDATS - CONFERENCE INTERNATIONALE DE PARIS : 58 PAYS S'ENGAGENT

7 Février 2007 , Rédigé par LE MONDE Publié dans #NOUVELLES DU MONDE

Cinquante-huit pays s'engagent contre le recrutement des enfants-soldats


l'issue de la conférence internationale sur les enfants-soldats, 58 pays ont signéUn enfant-soldat s'entraîne dans un camp militaire en République démocratique du Congo. | REUTERS mardi 6 février les "principes de Paris", par lesquels ils s'engagent à lutter contre ce phénomène qui touche 250 000 mineurs.
 La conférence, qui avait lieu pendant deux jours à Paris, réunissait aussi bien les pays confrontés à ce problème que ceux disposés à les aider.

Dix ans après les "principes du Cap" de 1997, les pays ont approuvé des mesures destinées à "lutter contre l'impunité" de ceux qui se servent de mineurs dans les conflits armés. Parmi les signataires figurent dix des douze pays où, selon l'ONU, des enfants sont utilisés comme soldats, dont le Soudan, le Tchad, l'Ouganda, la République démocratique du Congo, la Colombie, le Népal et le Sri Lanka. Les deux autres pays touchés, la Birmanie et les Philippines, ne participaient pas à la conférence. D'importants pays bailleurs de fonds ont également apporté leur soutien au texte, comme les membres de l'Union européenne, le Japon ou le Canada. Les Etats-Unis n'étaient pas représentés.

Par ces "engagements", qui n'ont pas de valeur juridique contraignante, les Etats promettent aussi d'"enquêter et poursuivre d'une manière effective les personnes qui ont illégalement recruté des enfants de moins de 18 ans dans des groupes ou des forces armés". Le texte ajoute que les crimes commis contre des enfants devraient être écartés des dispositions d'amnistie conclues dans le cadre d'accords de paix.

Il déclare enfin que les enfants-soldats doivent pouvoir être libérés à tout moment, même si le conflit est en cours, et qu'il faut les considérer "en premier lieu comme des victimes de la violation du droit international et pas seulement comme des présumés coupables". "Ils devraient être traités conformément aux normes internationales de la justice pour mineurs, par exemple dans un cadre de justice réparatrice et de réinsertion sociale", stipule le texte.

 

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