TCHAD - LIBERTE DE LA PRESSE : Le journaliste Marcel Ngargoto illégalement détenu à la gendarmerie de Mossala (Sud-est de N'Djamena)

7 Février 2007 , Rédigé par le monde Publié dans #NOUVELLES D'AFRIQUE

 Un journaliste et militant associatif détenu sans inculpation
 



Un journaliste d'une radio communautaire du sud du Tchad, Marcel Ngargoto, également membre de l'association Droits de l'Homme sans frontière (DHSF), est détenu sans inculpation depuis le 31 janvier par les gendarmes, a affirmé mardi à l'AFP le président de DHSF.

 

M. Ngargoto "a d'abord été arrêté pour une affaire purement privée sans lien avec sa profession, puis on lui a reproché des déclarations faites sur Radio Brakoss", a déclaré Daniel Dezoumbet Passalet.

"Il est toujours détenu à la gendarmerie de Moissala", à 500 km au sud-est de N'Djamena, a poursuivi M. Passalet, joint au téléphone depuis Libreville.

"C'est un règlement de compte (...) je pense que son maintien en détention a un lien avec Radio Brakoss", a expliqué le président de DHSF.

Le fondateur de Radio Brakoss, un réfugié iranien nommé Tchanguiz Vatankhah, a déjà eu maille à partir avec les autorités de N'Djamena.

Cette radio communautaire, installée à Moissala, a ainsi été suspendue plus de trois mois en 2005. Son fondateur, qui a depuis quitté la direction de la radio, avait alors été brièvement arrêté pour avoir diffusé "des émissions tendancieuses". En 2006, il avait été également incarcéré trois semaines.

Contactés par l'AFP, le ministère tchadien de la Communication et le Haut Conseil de la communication, chargé de la régulation des médias, ont indiqué ne pas être au courant de cette affaire.

Dans un communiqué, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé la détention de Marcel Ngargoto, estimant qu'il n'existait "aucune justification pour maintenir un journaliste en détention sous prétexte qu'il représente un danger potentiel pour la patrie".

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