CENTRAFRIQUE - DIALOGUE POLITIQUE : BLOCAGES AUTOUR DU DIALOGUE

17 Janvier 2007 , Rédigé par LE CONFIDENT Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

LA MAJORITE PRESIDENTIELLE S'EST DEJUGEE

 

L'opinion publique centrafricaine continue de s'étonner franchement de voir que le GPPMP qui a pourtant sollicité une concertation avec l'UFVN puisse se rétracter au motif simpliste que c'est parce que son invité lui pose de préalables avant de prendre part effectivement à cette rencontre.
A ce moment là, la question qui vient sur toutes les lèvres est celle de savoir si dans ce groupement, il existe des personnalités habituées aux rencontres d'un tel niveau et sous la supervision du BONUCA c'est à dire des Nations Unies.
La lecture des courriers de l'UFVN laisse apparaître que celle-ci ne comprend pas clairement les objectifs recherchés par le GPPMP qui est animé par certains leaders hués le 28 mars 2003 à l'occasion de la grande marche de soutien au libérateur Bozizé. D'autres furent pris la main dans le sac au retour d'une mission de campagne avec des pagnes, tee-shirts, casquettes ou encore surpris à l'une des réunions de la Convergence avec un pistolet automatique. Ce qui aurait amené à l'humiliation des leaders et autres personnalités y compris des dames qui furent sortis de la salle de réunion pour des fouilles systématiques avant toute participation à une réunion que devrait présider le candidat François Bozizé.
Franchement, il y a de quoi à se demander pourquoi le GPPMP n'avait-il pas pris position à la suite de la première lettre de l'opposition? Pourquoi avoir répondu avec détails et précisions le 29/12/2006 à la lettre de l'UFVN et après avoir écouté le message à la nation du Chef de l'Etat le 31/12/2006, salué par tous et dire le contraire le 05 janvier 2007 ?
Décidément le GPPMP ne suit pas les regards et gestes de son leader ! Pour quelles raisons ? Peut-on parler d'un manque de niveau de compréhension politique ou de sabotage des actions du régime en place ?
A vrai dire, aller à une concertation avec l'opposition démocratique même si c'est un «déblayage », selon celle-ci, devrait au contraire, constituer un avantage pour le GPPMP qui profitera de cette occasion pour convaincre l'UFVN sur les actions positives réalisées par le régime Bozizé dans le cadre de la consolidation de la paix, de l'unité et du progrès social. Il aurait été très intéressant pour la famille politique du chef de l'Etat de démontrer que ce que ses différents gouvernements ont fait en 4 ans dépasse largement ce qu'ont réalisé les précédents gouvernements. Et François Bozizé aura changé de regard vers les hommes politiques en général et le GPPMP en particulier qui, semble-t-il, se plaint beaucoup de la distance du Chef de l'Etat à son égard.
Hélas ! L'argument avancé dans le communiqué ne convainc personne puisqu'il est en déphasage avec la position exprimée par le Président de la République, de surcroît chef de la majorité présidentielle.
Le GPPMP se tromperait de penser que le Président François Bozizé le comprendra dans sa décision devant l'opposition. Une attitude incompréhensible et inacceptable quand on sait que des rencontres entre les civilisés sont censées se reposer sur un minimum d'exigence. Et ce n'est pas le militaire Bozizé qui doit l'apprendre aux intellectuels du GPPMP !
C'est dire que la concertation avec l'opposition est possible. Même si c'est un déblayage, elle aura gagné, grâce au GPPMP, à préparer le terrain au dialogue politique dont le pasteur Zokoé à la charge de définir les contours.
A cet effet, il existe des personnalités et partis politiques de la majorité notamment : le PDCA, le PNCN, le PLD, le PUN, le PSD, le MDI-PS, le PAD, l'UNADER,, le FODEM dont certains ont positivement soutenu des régimes passés. Ceux-ci peuvent échanger avec l'opposition démocratique en vue de rechercher les solutions durables aux maux qui minent la société centrafricaine. D'ailleurs, le Général François Bozizé connaît bien ces leaders qui, en face de lui ne demanderont pas des congélateurs ou de l'argent pour leurs activités économiques mais qui poseront des problèmes relatifs à l'intérêt supérieur de la nation.
Alors, il lui appartient de les relancer pour la tenue de cette concertation.

Lundi 15 Janvier 2007
Paul Gové

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étudiant centrafricain 20/01/2007 14:14

l'avenir de la R c a est assombrit tant qu'il y aura des intolérants dans la classe politique.
Eviter le dialogue pour protéger des "avantages" voila qui démontrent l'absence de prise en compte de l'intèrêt général.
Le pays souffre,des innocents meurent chaque jour dans nos villages,le centrafricain vit dans la peur et la terreur,les ménaces de mort,la famine... mais le pouvoir s'en fout royalement...