CENTRAFRIQUE - DIALOGUE POLITIQUE : UNE MISSION DE L'O.N.U A BANGUI POUR PROMOUVOIR LE DIALOGUE

18 Décembre 2006 , Rédigé par LE CONFIDENT Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

LE CHEMIN DE LA PAIX TOTALE PASSE PAR LE DIALOGUE POLITIQUE

Afficher l'image en taille réelleUne nouvelle mission de l'Organisation des Nations Unies (ONU), plus précisément du Département des Affaires Politiques de l'organisation a séjourné à Bangui du 16 au 18 décembre 2006.
La mission selon une lettre d'information du BONUCA en date du 13 décembre 2006, a pour but d'évaluer la situation politique dans les pays de la CEMAC, organisation sous-régionale dont la République Centrafricaine est membre à part entière. En clair, la mission composée de M. TULLAMENI KALOMOH et de M. SAMMY KUM BUO, respectivement sous-secrétaire général et Directeur de la division Afrique II est venue « parler politique, rien que de toutes les affaires politiques » avec les composantes de la vie politique centrafricaine « Gouvernement, députés, partis politiques, syndicats, associations de la société civile).

C'est dans ce cadre que cette mission a rencontré le samedi 16 décembre 2006 au BONUCA, le Groupe des Partis Politiques de la majorité Présidentielle (GPPMP) et la Convergence Natinale KNK. Et selon toute vraisemblance, la principale question inscrite à l'ordre du jour, c'est le « Dialogue Politique » à la suite des évènements dans le Nord-est de la République Centrafricaine.
Il convient de rappeler que cette mission technique pluridisciplinaire qui a rencontré dans les mêmes conditions toutes les composantes de la vie politique afin d'évaluer la situation sur le terrain dans la perspective difficile de la mise en œuvre de la « Résolution 1706 » traitant du conflit du Darfour avec l'impérieuse nécessité d'un déploiement d'une force de maintien de la paix le long des frontières tchadiennes et centrafricaines avec le Soudan.

Cette mission a fait le tour de la question avec les avis différents et parfois contradictoires sans avoir été sur le terrain elle-même en raison sûrement de la situation de guerre qui y prévalait, mettant aux prises les FACA, la FOMUC solidement appuyées par la France et ses mirages F.1.
De ce que l'on sait et conformément aux différents rapports sur la République Centrafricaine adressés au conseil de sécurité par le BONUCA, les Nations Unies ont toujours soutenu la nécessité de recourir au dialogue politique comme solution idéale de sortie de crise en cas de conflits. Ici encore, la mission des Nations Unies persiste et signe en entretenant ses interlocuteurs de la nécessité du dialogue autour des questions pertinentes.

Les partis politiques de la majorité présidentielle envisagent-ils un dialogue avec l'opposition armée ? Si oui comment va s'organiser ce dialogue et où ? Dans le cas contraire (le refus total du dialogue), quelles solutions les partis politiques envisagent-ils pour mettre la RCA hors de cette zone de turbulence?
En clair, la mission des Nations Unies reste convaincue qu'il y'a des problèmes internes en République Centrafricaine et qu'il y a lieu que les centrafricains se mettent autour d'une table avec une médiation désignée pour éradiquer à travers un diagnostic sans complaisance, les causes des tensions sociales et politiques récurrentes, source de tous les conflits armées dans le Nord-Est.

A ces questions de la mission onusienne, les partis politiques de la majorité qui n'excluent pas le dialogue politique, estiment qu'il se devrait se faire dans un cadre constitutionnel et que des centrafricains appuyés par des mercenaires ont tort de l'exiger en faisant usage des armes et de la violence, sources de destruction, de malheurs et de désolation. En un mot, le débat démocratique pacifique ne saurait s'accommoder du terrorisme politique. Il est inimaginables de demander à George Bush de dialoguer avec Ben Laden et sa nébuleuse Al-Quaï da que de demander au général Bozizé de prendre la langue avec ses propres terroristes. Mais on ne saurait trop comparer la lutte que mène les Etats-Unis contre le terrorisme international (« Le mal absolu ») et le crise interne de la République Centrafricaine qui trouve ses premières explications dans les questions de gouvernance politique, économique, sociale et culturelle.

C'est pourquoi, l'on peut penser que pour l'ONU, le chemin de la paix totale en République Centrafricaine passe fatalement par un dialogue politique à instaurer entre tous les protagonistes de cette crise. Car selon l'ONU, on ne saurait ignorer que malgré l'agression extérieur qui reste à démontrer des centrafricains de nationalité sont bel et bien membres de l'UFDR. Comment dans ces conditions ne pas dialoguer avec eux malgré la victoire militaire?...

Lundi 18 Décembre 2006
Jean Ding-Kpi
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