CÔTE D'IVOIRE - PROCESSUS DE PAIX : INQUIETUDES

5 Décembre 2006 , Rédigé par le quotidien.sn Publié dans #NOUVELLES D'AFRIQUE

COTE D’IVOIRE - Sortie de crise : Gbagbo dénonce l’«appel à la violence» par le Gti

Le Président ivoirien Laurent Gbagbo a rejeté dimanche les conclusions issues de la 11e réunion interministérielle du Groupe de travail international (Gti), tenue vendredi à Abidjan, qui demandaient entre autres au Président Gbagbo de réhabiliter les responsables des médias d’Etat qu’il a limogés la semaine dernière, a appris Apa de source officielle. Dans un communiqué signé du porte-parole de la Présidence de la République, M. Désiré Tagro, lu dimanche soir sur les antennes de la télévision ivoirienne, le Président Gbagbo a accusé le Gti de n’avoir pas pris des décisions allant dans le sens de «l’apaisement ou de sortie de crise».

Pour M. Tagro, le Gti n’a pas compétence de «fouler au pied la Constitution ivoirienne» en demandant au chef de l’Etat de revenir sur ses décisions prises, notamment le limogeage des responsables des médias d’Etat, et la réhabilitation des personnalités mises en cause dans le scandale des déchets toxiques.

«C’est donc vainement que le Gti tente de contourner la réalité juridique et politique en Côte d’Ivoire, en recommandant que les parties ne puissent se prévaloir d’aucune disposition juridique pour faire obstacle au processus de paix», écrit le communiqué.

Par conséquent, «le président de la République saisit cette occasion pour dénoncer l’appel et les encouragements à la violence contenus dans le point 3 du communiqué final du Gti», a-t-il ajouté. Selon M. Tagro, «ces appels du Gti et les menaces de sanctions qu’il brandit, font la preuve de l’incapacité de cet organe de suivi à innover dans la recherche de solutions» à la crise en Côte d’Ivoire, coupée en deux depuis un coup d’Etat raté en septembre 2002, avec le Nord toujours contrôlé par la rébellion. Dénonçant ainsi ce qu’il appelle «les graves dérives contraires à l’esprit et à la lettre de la Charte des Nations-Unies», le Prési-dent Laurent Gbagbo a décidé d’en informer le Secrétaire général de l’Onu, les membres permanents du Conseil de sécurité et toutes les instances de l’Union africaine.

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