CENTRAFRIQUE - REBELLION : POURSUITE DE LA CONTRE-OFFENSIVE MILITAIRE, VICTIMES CIVILES ?

29 Novembre 2006 , Rédigé par MISNA Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE   29/11/2006   18.13

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

NORD: POURSUITE DE LA CONTRE-OFFENSIVE MILITAIRE, VICTIMES CIVILES ?

Divers Divers, Standard

Plusieurs civils auraient péri dans un bombardement aérien de l’armée française visant les rebelles de l’Ufdr (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) dans la zone de la ville septentrionale de Birao. L’affirmation est celle d’un chef militaire du groupe rebelle à l’Afp. Le chef rebelle ajoute que 5 de ses hommes ont été tués hier dans ce raid aérien; interrogé par les journalistes lors d’un point de presse, le porte-parole du ministère Français des Affaires Étrangères n’a pas souhaité commenter l’information, renvoyant au ministère de la Défense ; interpellé par la MISNA, le porte-parole de la Défense n’était pas joignable dans l’après-midi.

 Selon des sources de la presse internationale, l’armée centrafricaine, aidée de l’armée française et du contingent africain de la Cemac (Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale), poursuit sa contre-offensive pour reprendre à la rébellion les localités conquises par les forces antigouvernementales au cours du mois de novembre ; Birao (800 kilomètres au Nord de Bangui) serait repassée sous le contrôle gouvernemental, ainsi que Mouka; les rebelles se trouveraient encore à Oadda-Djallé et Sam-Ouandja.

 Selon des sources locales de la MISNA, la prise des localités par les rebelles au cours de ce dernier mois s’est faite sans combats, l’armée régulière ayant systématiquement déserté devant l’avancée rebelle. Les habitants des localités concernées semblaient, jusqu’à la contre-offensive de ces derniers jours, plus préoccupés par les pillages et les exactions commis par les militaires dans leur fuite que par l’arrivée des rebelles. Dans la petite capitale Bangui, indique une source de la société civile contactée par la MISNA, on note des patrouilles de l’armée centrafricaine et française, mais la tension n’est pas particulièrement élevée.

 "Ce qui est sûr, c’est que les Centrafricains sont encore très marqués par les violences de ces dernières années" (celles qui ont accompagné la tentative de coup d’Etat de 2001 et la rébellion conduite par l’actuel président, le général François Bozizé, qui a renversé Ange-Félix Patassé en mars 2003) " et ne veulent plus de guerres ni d’insurrections. Certains reprochent à Bozizé une gestion oligarchique du pouvoir et des promesses non tenues, mais la plupart le reconnaissent comme le président légitimement élu et ne supportent plus l’idée d’une prise armée du pouvoir" a précisé notre interlocuteur, désireux de garder l’anonymat.
[CC]

Partager cet article

Commenter cet article

Dugas 30/11/2006 02:14

Moi qui suis assis confortablement chez moi j'ai mal de voir taqnt de violance et de souffrance. J'ai un peu de difficulté à comprendre pourquoi cela. Je suis attentivement les événements sur votre blog. Merci!