TCHAD - REBELLION : LE TCHAD AJOUTE L'ARABIE SAOUDITE A LA LISTE DES ACCUSES

27 Novembre 2006 , Rédigé par AFIQUE CENTRALE INFO Publié dans #NOUVELLES D'AFRIQUE

L'Arabie Saoudite en accusée
Le gouvernement tchadien a accusé dimanche le Soudan et, pour la première fois, l’Arabie saoudite de soutenir les rebelles qui ont attaqué son armée samedi et dimanche, affirmant être la cible d’une "guerre pour la promotion de l’islamisme militant".
 
"Le Tchad est aujourd’hui victime d’une opération de grande envergure tendant à le déstabiliser", a déclaré le ministre tchadien de la Communication Hourmadji Moussa Doumgor dans un communiqué.
 
"Ce sont le Soudan et l’Arabie saoudite qui équipent, entraînent les mercenaires, et leur assurent la logistique nécessaire pour attaquer aujourd’hui le Tchad sur plusieurs fronts à l’est", a poursuivi le porte-parole du gouvernement.
 
"La guerre imposée aujourd’hui au Tchad relève d’une guerre pour la promotion de l’islamisme militant prônée par Al-Qaïda de Ben Laden, qui n’épargnera aucun pays de la sous-région", a-t-il ajouté.
 
"La communauté internationale doit en prendre conscience et s’engager fermement contre cette déstabilisation programmée par certains courants intégristes du Soudan et de l’Arabie saoudite", a estimé M. Doumgor, appelant la population du pays à se mobiliser "afin de mettre en échec toutes les visées intégristes et expansionnistes sur le Tchad".
 
Les rebelles tchadiens de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), dirigés par le général Mahamat Nouri, ex-ministre de la Défense de l’actuel chef de l’Etat, ont pris le contrôle samedi d’Abéché, à 700 km à l’est de N’Djamena, avant de s’en retirer dimanche matin sans combats.
 
Selon le ministre tchadien de la Communication, "60% de l’effectif" des troupes du général Nouri sont composés de "jeunes Wahhabites (mouvement musulman fondamentaliste) de 13 à 17 ans (...) recrutés dans les madrassas (écoles coraniques) de Djeddah, La Mecque et Ryad".
 
Une autre coalition de rebelles hostiles au président Idriss Deby Itno a pris samedi position dans les villes de Biltine et Am Zoer, près de la frontière soudanaise. Une colonne de cette coalition a été repérée dimanche à 400 km à l’est de N’Djamena, a annoncé l’ambassade de France au Tchad.
 
Comme il y a six mois lors de l’offensive du Front uni pour le changement (Fuc) repoussée devant N’Djamena, le Tchad accuse le Soudan de soutenir les rebelles de l’UFDD. Khartoum a toujours catégoriquement nié.
 
Le Tchad et le Soudan s’accuse mutuellement depuis de longs mois de tentatives de déstabilisation pour rébellions interposées.

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