CENTRAFRIQUE - REBELLION : DEUX CHEFS REBELLES INTERPELLES A COTONOU

25 Novembre 2006 , Rédigé par AFRIQUE CENTRALE INFO Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

Belle prise
La police béninoise a arrêté deux des chefs rebelles centrafricains de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui ont récemment conquis plusieurs localités du nord-est de la Centrafrique, a-t-on appris samedi de source judiciaire à Bangui.
 
Les arrestations du président de l'UFDR, Michel Am Non Droko Djotodia, et de son porte-parole, le capitaine Abakar Sabone, ont été conduites en début de semaine dans la capitale béninoise Cotonou en vertu d'un mandat d'arrêt international délivré par un juge du tribunal de grande instance de Bangui, a précisé à l'AFP la même source.
 
Ces mandats ont été remis directement aux autorités judiciaires béninoises par le procureur de la République de Bangui et le doyen des juges d'instruction de la capitale lors d'un déplacement au Bénin il y a une semaine, a poursuivi cette source judiciaire.
 
Cette procédure fait suite à l'ouverture par le parquet de Bangui d'une série d'enquêtes ouvertes pour "complot, rébellion, assassinats, meurtres, coups et blessures, atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et association de malfaiteurs" visant les responsables de l'UFDR, selon la même source.
 
"Les autorités béninoises n'ont fait que prendre leurs responsabilités. La présidence centrafricaine se réjouit de cette arrestation, parce que le Bénin refuse ainsi de servir de base arrière à la déstabilisation d'un pays frère", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la présidence centrafricaine Cyriaque Gonda.
 
Les autorités centrafricaines ont demandé au Bénin l'extradition de MM. Am Non Droko Djotodia et Sabone, a précisé M. Gonda. "La procédure est en cours", a-t-il ajouté.
 
En 1989, le Bénin avait extradé vers la Centrafrique l'actuel président François Bozizé, qui y avait trouvé refuge pour échapper à des poursuites pour "complot" contre le président de l'époque André Kolingba.
 
Les rebelles de l'UFDR se sont emparés le 30 octobre de la ville de Birao, à 800 km au nord-est de Bangui, puis de celle d'Ouadda Djallé, à une centaine de kilomètres plus au sud. Ils ont poursuivi leur progression et, selon des sources militaires centrafricaines, menacent désormais la ville minière de Bria, à 600 km au nord-est de la capitale.
 
Les autorités de Bangui ont accusé le Soudan voisin de soutenir ce mouvement, ce que Khartoum a catégoriquement démenti.

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