CENTRAFRIQUE/TCHAD - REBELLION : DEBY A ALA RESCOUSSE DE BOZIZE

17 Novembre 2006 , Rédigé par LE MONDE Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

 
Le Tchad annonce l'envoi de renforts en Centrafrique
 
LEMONDE.FR avec AFP | 16.11.06 | 21h14  •  Mis à jour le 16.11.06 | 21h33


e gouvernement du Tchad a annoncé, jeudi 16 novembre, qu'il allait envoyer des renforts militaires en Centrafrique, afin d'aider ce pays à combattre les rebelles qui se sont emparés de plusieurs localités du nord-est du pays."Nous devons faire plus pour porter secours au gouvernement centrafricain, et pour renforcer les forces [tchadiennes] déjà présentes",  a annoncé devant l'Assemblée nationale de N'Djamena le premier ministre tchadien, Pascal Yoadimnadji.

President Idriss Deby flanked by soldiersLe Tchad dispose déjà d'une centaine de militaires stationnés en Centrafrique, dans le cadre de la force multinationale de la Communauté économique et monétaire des Etats d'Afrique centrale (Cemac). M. Yoadimnadji n'a pas précisé le nombre de soldats supplémentaires qu'il envisageait de déployer, mais selon une source militaire tchadienne, ces renforts ne seraient pas placés sous le commandement de la Cemac, mais resteraient sous le commandement direct des autorités de N'Djamena.

PLUSIEURS MILLIERS D'HABITANTS EN FUITE

Après s'être emparés le 30 octobre de la ville de Birao, à 800 km au nord-est de la capitale, Bangui, les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement ont avancé vers le Sud-Ouest, et menacent la ville minière de Bria, à 600 km au nord-est de la capitale centrafricaine. Selon des organisations humanitaires, plusieurs milliers des 45 000 habitants de Bria auraient pris la fuite devant l'avancée des rebelles.

Le Tchad impute directement ces troubles en Centrafrique, ainsi que ceux auxquels il fait face actuellement sur son territoire, à l'action du gouvernement soudanais, qu'il accuse de vouloir "contraindre le Tchad à combattre sur plusieurs fronts à la fois". Au début du mois, les présidents tchadien, Idriss Déby, et centrafricain, le général François Bozizé, avaient accusé le Soudan de soutenir ces mouvements de rébellion qui ont déjà fait des centaines de morts, ce que Khartoum avait catégoriquement démenti.

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galiano.j 17/11/2006 00:37

J'ai honte pour ce pays qui est le mien,à quand tout cela va s'arrêter ? sommes nous maudit ? pitié.....