CENTRAFRIQUE - REBELLION : LA REPRESENTANTE DES CENTRAFRICAINS DU GABON INVITE LA FRANCE ET LE PRESIDENT BONGO ODIMBA A INTERVENIR DANS LA CRISE CENTRAFRICAINE

13 Novembre 2006 , Rédigé par GABONEWS Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

Gabon : les centrafricains du Gabon sollicitent l’implication de Bongo Ondimba et la France

 
Libreville, 13 novembre (GABONEWS) - La présidente de l’association des centrafricains du Gabon, Monique Reneyo, dans un entretien lundi à GABONEWS a sollicité au nom de ses compatriotes vivant loin de la patrie, l’implication en Centrafrique du chef de l’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba et la France pour une solution pacifique à « l’agression » dont le pays est actuellement victime.

« Nous voulons que le président Bongo s’implique davantage dans la situation qui prévaut dans notre pays », a déclaré Mme Reneyo.

« C’est le doyen des chefs d’Etat du continent. En Afrique centrale, il n’assure certes pas la présidence de la CEMAC mais nous le reconnaissons comme le président de la paix », a-t-elle ajouté.

Mme Reneyo a estimé que la table ronde demandée par ceux qu’elle qualifie « d’assaillants venus on ne sait d’où » est une exigence en trompe l’œil.

« Comment négocier les armes à la main ? », s’est-elle interrogée en mettant en doute la citoyenneté des rebelles qui revendiquent la conquête de deux villes du nord : Birao et Ouadda Djallé.

« La Centrafrique ne mérite pas ça ! », a-t-elle martelé invitant tous les centrafricains à honorer la mémoire du président Barthélemy Boganda qui a proclamé l’indépendance de ce pays qu’il a voulu ouvert à toutes les communautés étrangères.

« Aujourd’hui un vrais centrafricain n’a pas besoin des armes pour se faire entendre. Nous sommes en démocratie si un homme veut le pouvoir, il doit passer par les urnes et non tué le peuple qu’il aspire diriger », a-t-elle poursuivi estimant que par rapport aux années antérieures, les centrafricains commencent déjà « à dormir un peu ».

La présidente de l’Association des centrafricains du Gabon a par ailleurs lancé un appel en direction de la France à qui elle sollicite la réhabilitation de la base militaire de Bouar.

« Nous sommes colonisés par la France. La France est notre 2ème patrie. Qu’elle reprenne la base militaire de Bouar (nord). Qu’elle relance les activités comme auparavant dans la gendarmerie, la police et l’armée », s’est-elle lamentée.

Une présence soutenue de la France en Centrafrique permettrait de dissuader toutes velléité de rébellion ou d’agression, a-t-elle supposé.

L’armée française est plus ou moins présente en Centrafrique. C’est elle qui apporte l’appui logistique à la force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) stationnée dans ce pays depuis fin 2002.

Une source diplomatique a confié à GABONEWS vendredi que les rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) qui ont pris les villes de Birao et Ouadda Djallé seraient très proche d’un cantonnement des forces de la CEMAC au nord du pays.

GN/YLG/JJS/06

 

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