CENTRAFRIQUE - REBELLION : UN GENERAL SANS ARMEE ???

9 Novembre 2006 , Rédigé par LE MONDE Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

Centrafrique: le président Bozizé dénonce les soldats "fuyards"
AFP 09.11.06 | 15h54




Le président centrafricain François Bozizé a dénoncé jeudi la présence au sein de l'armée de soldats "fuyards", qu'il a notamment accusés de ne pas avoir rempli leur devoir lors de la prise de la ville de Birao, au nord-est du pays, par des rebelles.

 

"Les militaires ne devraient pas craindre pour leur vie et courir à chaque fois à Bangui", a raillé le général Bozizé lors d'une allocution en langue nationale sango diffusée jeudi par la radio nationale.

"Courir à Bangui pour quelles raisons ? Est-ce pour téter le lait de leurs mères ? Mais ils sont adultes ! Ils ont subi des examens médicaux et ont été déclarés aptes à exercer le métier des armes", a poursuivi le chef de l'Etat, qui s'exprimait devant une délégation de notables.

"Les militaires doivent défendre la patrie, mourir pour la patrie s'il le faut. Ils ne doivent pas avoir peur. Parce que quand ils fuient devant l'ennemi sans combattre, l'ennemi se moque d'eux et crie victoire", a-t-il affirmé.

Une alliance de rebelles centrafricains, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), a revendiqué la prise le 30 octobre de Birao, située aux frontières du Tchad et du Soudan.

Le président Bozizé a promis mercredi, lors d'une marche "pour la paix" à Bangui, la riposte prochaine de ses troupes.

Le ministère centrafricain de la Défense a rapporté à plusieurs reprises des cas de "désertion" parmi ses troupes stationnées dans le nord-est du pays. En août, 80 soldats avaient ainsi abandonné leurs garnisons pour rentrer à Bangui, dénonçant leurs mauvaises conditions de vie.

Lors du même discours, François Bozizé a violemment critiqué l'attitude de la presse et de la justice, après la remise en liberté fin septembre de quinze personnes arrêtées pour "complot".

"Les journalistes ont crié fort, les magistrats ont exigé leur libération. C'était bien de les libérer, mais il y a le retour de la manivelle", a estimé le chef de l'Etat.

"Quand le pays va plonger dans les troubles, tout le monde vivra cela. Aujourd'hui c'est Birao, demain c'est peut-être Bria, Bambari, Bangui. Les cartouches qui partent des armes peuvent aussi frapper la poitrine du magistrat. Que celui-ci ne crie pas", a-t-il dit.

Soupçonnées de complicité avec les rebelles centrafricains actifs dans le nord-est du pays, ces quinze personnes, dont un ex-député, ont été acquittées le 12 septembre par la cour criminelle centrafricaine.

Les autorités ne les ont toutefois remises en liberté que deux semaines plus tard, arguant de "raisons de sécurité". Qualifié de "séquestration et enlèvement", leur maintien en détention a suscité les critiques des défenseurs des droits de l'Homme, de la presse et des avocats, qui ont observé une semaine de grève en signe de protestation.

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atolé 11/11/2006 06:49

On ne parle pas comme ça de son armee mon général.Vous ne faites que motiver l'ennemi et démotiver vos troupes,même si vos militaires avaient déguerpis comme des lapins,cela ne devrait restr qu'au stade de rumeurs mais là vous confirmez a toute la communauté internationale que non seulement l'armee n'existe pas,mais vos soldats n'iront pas au combat,et vous voulez qu'ils envoient leur soldat pour mourrir dans une guerre qui n'est pas la leur?Vous avez commis une erreur stratégique,si l'armee de notre pays est dans cet etat c'est parceque vous avez semez la division politique,ethnique,clanique...et c'est tout a fait normal que leur rang s'éclaircisse au premier coup de feu.

Ruffin 11/11/2006 06:27

Tout d'abord je ne pense pas que ce site est vraiment objectif mais en tout cas il nous informe de beaucoup de choses et ça c'est bien.
Ma contribution a la situation du pays est simple:
Bozize doit reconnaitre q'uil n'a pas réussi a diriger ce pays donc il faut qu'il démissionne ou qu'il fasse tout pour éviter que les centrafricains meurent pour rien.
Si les choses sont comme ça aujourd'hui c'est qu'il ya un vrai problème dans ce pays depuis l'indépendance,visiblement Bozize n'est pas l'homme de la situation,nous ne voulons plus de guerre chez nous .
Merçi