CAMEROUN - ENERGIE : PANIQUE A L'AEROPORT DE DOUALA

7 Novembre 2006 , Rédigé par LE MESSAGER Publié dans #NOUVELLES D'AFRIQUE

L’aéroport de Douala dans le noir

C’était dimanche dernier, pendant trois heures ; ce qui a perturbé les opérations d’enregistrement et le décollage ou l’atterrissage des avions.

“C’était la grande panique. Comme à chaque fois qu’un tel incident se produit à l’aéroport international de Douala. Mais cette fois, les gens sont restés trois heures dans le noir ”. Nyobè, un porteur qui travaille à l’aéroport international de Douala, se souvient encore ce délestage de dimanche dernier. “ Imaginez un touriste étranger débarquant dans un aéroport dans le noir, dans la capitale économique camerounaise, comment réagirait-il ? C’est l’image de Douala, et au-delà du Cameroun, qui serait ainsi ternie ”, se désole-t-il.
Cette coupure inopinée d’électricité, intervenue aux premières heures de la matinée, a occasionné des désagréments, troublant notamment l’enregistrement des bagages des passagers de Air Ivoire en partance pour Abidjan via Cotonou et ceux de la Camair en direction de Kinshasa via Bangui et Libreville. Les personnels de ces deux compagnies préposés à l’enregistrement ont eu du mal à conduire sereinement ces formalités. “ Ce n’est pas croyable ce qui s’est passé. Comment un aéroport international de la taille de Douala peut fonctionner sans un groupe électrogène ? ” s’interrogeait une jeune étudiante à Libreville. Elle se souvient encore de la frayeur qu’elle a vécue. “ Je n’avais qu’une seule crainte, que le vol soit annulé. Comment j’allais pouvoir justifier mon absence à l’université, sachant que les vols qui vont à Libreville ne sont pas quotidiens ? ”.

Inconscience
L’aéroport de Douala dispose pourtant d’un groupe électrogène. Mais son dispositif de mise en marche n’est pas automatique en cas de coupure du courant électrique. Et comme le technicien embauché à cet effet n’était pas présent au moment du délestage… Une absence dommageable qui aurait pu avoir de graves conséquences dans le fonctionnement global de l’aéroport. “ Il a fallu ressortir les bagages, les descendre à la salle d’enregistrement pour Yaoundé avant de les poser sur les chariots pour enfin les acheminer jusqu’à l’avion ”, raconte un autre porteur.
Une équipe de Aes-Sonel, appelée à la rescousse, est bien descendue sur les lieux. Mais, il a fallu environ trois heures pour venir à bout de la panne. Certes, aucun préjudice important n’a été enregistré ; il convient tout de même de s’inquiéter de la récurrence de ce genre d’incidents depuis quelques mois. A défaut de rappeler à l’ordre le responsable du groupe électrogène, n’est-il pas urgent pour les responsables de l’aéroport de se doter d’un générateur à la hauteur, afin d’éviter ?
 

Par J.C. E.
Le 07-11-2006

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