Le Centrafricain n'est pas né pour souffrir toute sa vie,encore moins de génération en génération.
ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE
PROGRES
L'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES DENONCE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE:
*Déclaration N° 06/ADP/07 - Réaction à la déclaration de la convergence KNK du 26 Juillet 2007
*L'ADP s'indigne de la crise née de l'affaire Total contre l'Etat centrafricain - Septembre 2007
*Déclaration N° 012/07 : L'ADP condamne le silence du Pouvoir sur la grève des enseignants du supérieur - Décembre 2007
*Déclaration ADP/01/08 : L'ADP condamne les propos dangereux de François Bozizé -
Janvier 2008
*Centrafrique - Hausse des Prix : L'ADP indexe l'Assemblée Nationale - Avril
2008
Déclaration n°12/ADP/08 : Situation Sécuritaire de la
République Centrafricaine et impunité au sein des Forces de Défense et de Sécurité
Déclaration n°13/ADP/08 concernant le Dialogue Politique Inclusif en
Centrafrique
Déclaration ADP n°14/08 concernant la coordination d'une rebellion par un leader de parti
politique
Déclaration n°15/08 condamnant les reports incessants de
la fête des mères et l'étouffement des rejouissances populaires
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- Manuel de Sensibilisation et d'Education Politique
Samedi, les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont annoncé être entrés dans Khartoum, placée sous couvre-feu, après deux jours de violents affrontements
dans la région. Rapidement, les autorités soudanaises ont, elles, annoncé avoir maté ce coup de force. Dimanche, elles ont en outre rompu toute relation diplomatique avec le Tchad voisin, accusé
d'assister la guérilla.
"Nous essayons de prendre Khartoum. Si Dieu le veut, nous prendrons le pouvoir, ce n'est qu'une question de temps." Ces propos, confiés à l'agence de presse Reuters, sont ceux d'Abdel
Aziz el-Nour Achr, l'un des principaux chefs du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). Samedi, le groupe rebelle darfouri, en guerre ouverte contre le gouvernement soudanais depuis 2003,
avait donc annoncé être entré, pour la première fois, dans la capitale du Soudan. Cette information faisait suite à des échanges de feu nourris qui s'étaient fait entendre dans l'un des faubourgs
de la ville, celui d'Omdourman, situé de l'autre côté du Nil. Des hélicoptères et des blindés de l'armée avaient même été dépêchés sur place. Une source proche des services de sécurité avait de
son côté précisé que 25 véhicules remplis de rebelles étaient entrés dans la capitale soudanaise.
Toutefois, quelques heures plus tard, Mandour al Mahdi, le secrétaire politique du Parti du Congrès national, actuellement au pouvoir, avait fait savoir que la rébellion avait rapidement été
écrasée par l'armée soudanaise. "Le principal but de cette attaque de sabotage terroriste avortée était de provoquer une couverture médiatique et de faire croire aux gens qu'ils étaient
parvenus à pénétrer dans Khartoum", avait-t-il déclaré à la télévision nationale. "Grâce à Dieu, cette tentative a été complètement vaincue. Certains responsables de haut niveau du JEM
ont été tués." Dimanche matin, cette version était confirmée: "Il y a beaucoup de combattants vaincus. Nous les pourchassons et nous ne voulons pas que des civils soient pris entre deux
feux", a déclaré, toujours à Reuters, Abdel Halim al Moutafi, gouverneur de l'Etat de Khartoum. Une centaine de combattants aurait été capturée.
Le Tchad dans le viseur
Ce fragile retour au calme dans la capitale soudanaise n'a toutefois pas permis la levée du couvre-feu imposé samedi par les autorités, officiellement pour assurer la sécurité de la population
civile, aux dires de l'armée. Celui-ci a été reconduit pour la journée de dimanche. Et dimanche toujours, le président Omar el-Béchir a annoncé à la télévision nationale la rupture des relations
diplomatiques avec le Tchad voisin, accusé de soutenir activement la guérilla. "Les forces (derrière cette attaque) sont toutes, fondamentalement, des forces tchadiennes appuyées et
préparées par le Tchad, elles sont venues du Tchad sous la direction de Khalil Ibrahim", le chef du JEM, a déclaré le numéro 1 soudanais. La veille, l'agence soudanaise Suna avait elle
rapporté que l'armée soudanaise avait repoussé une attaque venue du Tchad, dans la région de KashKash, à la frontière avec le Darfour.
Le sous-secrétaire aux Affaires étrangères, Moutrif Siddig, a lui appuyé cette thèse du complot tchadien, déclarant que, lors de l'attaque de samedi, "l'un des points de contact des chefs
rebelles se trouvait à l'intérieur de l'ambassade (du Tchad), ici à Khartoum". A N'Djamena, la capitale tchadienne, les accusations soudanaises ont été rejetées en bloc. Le
gouvernement d'Idriss Deby avait même dès samedi condamné "l'aventure" du JEM. Il n'empêche, cette nouvelle poussée de fièvre au Soudan, dont les combats entre rebelles et forces
gouvernementales ont provoqué, en cinq ans, la mort de 200 000 civils au Darfour, risque de compliquer un peu plus les relations entre les deux pays. Il y a même fort à parier que le fragile
accord de paix conclu mi-mars entre N'Djamena et Khartoum ne soit déjà devenu caduque.
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