Le Centrafricain n'est pas né pour souffrir toute sa vie,encore moins de génération en génération.
ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE
PROGRES
L'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES DENONCE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE:
*Déclaration N° 06/ADP/07 - Réaction à la déclaration de la convergence KNK du 26 Juillet 2007
*L'ADP s'indigne de la crise née de l'affaire Total contre l'Etat centrafricain - Septembre 2007
*Déclaration N° 012/07 : L'ADP condamne le silence du Pouvoir sur la grève des enseignants du supérieur - Décembre 2007
*Déclaration ADP/01/08 : L'ADP condamne les propos dangereux de François Bozizé -
Janvier 2008
*Centrafrique - Hausse des Prix : L'ADP indexe l'Assemblée Nationale - Avril
2008
Déclaration n°12/ADP/08 : Situation Sécuritaire de la
République Centrafricaine et impunité au sein des Forces de Défense et de Sécurité
Déclaration n°13/ADP/08 concernant le Dialogue Politique Inclusif en
Centrafrique
Déclaration ADP n°14/08 concernant la coordination d'une rebellion par un leader de parti
politique
Déclaration n°15/08 condamnant les reports incessants de
la fête des mères et l'étouffement des rejouissances populaires
-------------------------------------------------------
- Manuel de Sensibilisation et d'Education Politique
Sur fond de crise alimentaire mondiale, le président sénégalais Abdoulaye Wade a menacé de poursuivre en justice la FAO si l'agence onusienne chargée de l'agriculture et de l'alimentation ne rembourse pas la part de l'aide financière internationale qu'elle prélève pour ses frais de fonctionnement.
"Si vous continuez, je vais vous traduire devant la justice. Il faut rembourser les 20% de l'argent collecté en notre nom", a-t-il lancé à l'adresse des dirigeants de la FAO, jeudi soir lors d'un entretien à la télévision nationale.
Dans un discours prononcé dimanche, le chef de l'Etat sénégalais avait déjà présenté la FAO, créée en 1945 et dont le siège mondial est à Rome, comme "un gouffre d'argent largement dépensé en fonctionnement pour très peu d'opérations efficaces sur le terrain".
Il avait estimé que la FAO, dirigée par son compatriote Jacques Diouf, devrait être remplacée par une nouvelle agence de l'Onu, le Fonds international pour le développement agricole, qui serait basée en Afrique.
Jeudi, il a précisé qu'il avait été en contact avec plusieurs responsables de l'organisation et leur avait exposé ses griefs.
"Ils prélèvent 20% de l'argent collecté au nom de l'Afrique pour le fonctionnement de la FAO. Je leur ai dit que ceux qui ont créé l'institution doivent lui donner les moyens de son fonctionnement", a-t-il souligné.
Le président s'exprimait en wolof et ses propos ont été traduits en français par l'agence de presse nationale APS.
Interrogé vendredi sur Radio France Internationale (RFI), Jacques Diouf s'est étonné de voir le président sénégalais s'en prendre ainsi aux organisations internationales.
"La FAO a un rôle de conseil, un rôle de soutien. La FAO apporte une assistance technique d'expertise. Chaque pays décide de ses priorités", a-t-il dit.
DIOUF RIPOSTE
"Il suffit de faire l'analyse du budget national, (...) de voir les dépenses qui vont à l'agriculture par rapport aux dépenses qui vont à d'autres secteurs (...) Regardez toutes les dépenses qui ont été faites sur les infrastructures (...), il faut faire une analyse plus objective du budget national, de sa structure."
"Où vont les ressources, ce sont des décisions du gouvernement, ce n'est pas la responsabilité de la FAO", a souligné Jacques Diouf.
Dimanche, Wade avait appelé de ses voeux une politique nouvelle fondée sur l'autosuffisance, de préférence à la charité, pour s'attaquer la crise alimentaire mondiale qui menace des millions de personnes dans le monde, notamment en Afrique, le continent le moins développé.
Il a proposé que l'aide alimentaire traditionnelle sous forme de dons, qu'il a qualifiée "d'aumône", soit remplacée par un "investissement innovant dans l'agriculture en Afrique". Il s'agirait de mettre à la disposition des agriculteurs des semences, engrais, équipement, irrigation et formation spécialisée.
Wade est un critique habituel de ce qu'il a appelle la "vaste escroquerie" de l'aide alimentaire internationale traditionnelle qui, selon lui, est gaspillée à entretenir des hauts fonctionnaires internationaux au lieu de bénéficier aux plus pauvres.
Le Sénégal est l'un des principaux bénéficiaires africains de l'aide étrangère, en même temps que l'un des plus gros importateurs de nourriture du monde par rapport à sa taille.
Il fait partie de ces pays d'Afrique de l'Ouest avec la Guinée, le Cameroun et la Mauritanie où la récente flambée mondiale des prix alimentaires et du carburant a provoqué manifestations et émeutes de la faim.
Le mois dernier, il avait annoncé une "Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance", jugée très ambitieuse par les experts, visant à multiplier par cinq la production de riz d'ici la prochaine saison afin de cesser d'importer cette denrée de base de l'alimentation sénégalaise.
Avec Alistair Thomson, version française Marc Delteil et Guy Kerivel
VOS COMMENTAIRES