Le Centrafricain n'est pas né pour souffrir toute sa vie,encore moins de génération en génération.
ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE
PROGRES
L'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES DENONCE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE:
*Déclaration N° 06/ADP/07 - Réaction à la déclaration de la convergence KNK du 26 Juillet 2007
*L'ADP s'indigne de la crise née de l'affaire Total contre l'Etat centrafricain - Septembre 2007
*Déclaration N° 012/07 : L'ADP condamne le silence du Pouvoir sur la grève des enseignants du supérieur - Décembre 2007
*Déclaration ADP/01/08 : L'ADP condamne les propos dangereux de François Bozizé -
Janvier 2008
*Centrafrique - Hausse des Prix : L'ADP indexe l'Assemblée Nationale - Avril
2008
Déclaration n°12/ADP/08 : Situation Sécuritaire de la
République Centrafricaine et impunité au sein des Forces de Défense et de Sécurité
Déclaration n°13/ADP/08 concernant le Dialogue Politique Inclusif en
Centrafrique
Déclaration ADP n°14/08 concernant la coordination d'une rebellion par un leader de parti
politique
Déclaration n°15/08 condamnant les reports incessants de
la fête des mères et l'étouffement des rejouissances populaires
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- Manuel de Sensibilisation et d'Education Politique
"Le gouvernement centrafricain (...) et l'APRD viennent de procéder à un accord de cessez-le-feu et de paix (...) en présence du président gabonais Omar Bongo Ondimba", a déclaré le ministre centrafricain de la Communication Cyriaque Gonda peu après la signature.
"L'accord entre en vigueur immédiatement", a-t-il ajouté.
Le président de l'APRD, l'ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, a précisé que le texte prévoyait l'"adoption d'une loi d'amnistie générale" et "l'abandon de toutes les poursuites judiciaires en cours".
Ces mesures intéressent directement Jean-Jacques Demafouth, inculpé d'assassinat par la justice centrafricaine et exilé en France depuis l'arrivée au pouvoir du président François Bozizé, qui a renversé par la force en mars 2003 son prédécesseur Ange-Félix Patassé.
Un des chefs militaires de l'APRD, Jean-Jacques Larmassoum dit "lieutenant Larma", condamné en 2006 à la réclusion criminelle à perpétuité, devrait quant à lui être libéré.
Le sort de l'ex-président Patassé, considéré par les autorités comme l'inspirateur de l'APRD et condamné en 2006 par contumace à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux", reste en revanche incertain. "Les députés fixeront le champ d'application de la loi d'amnistie, je ne peux pas vous dire si elle comprendra cette condamnation", a expliqué Cyriaque Gonda.
En outre, la Centrafrique a saisi la Cour pénale internationale (CPI) du cas Patassé, pour des exactions commises en octobre 2002. La CPI a ouvert une enquête en mai 2007 mais n'a encore signifié aucune inculpation.
"Les infractions qui relèvent de la CPI sont imprescriptibles et il n'y a pas d'immunité pour ces crimes", a déclaré vendredi le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Centrafrique, François Lonseny Fall, un des médiateurs de l'accord.
Le texte prévoit en outre le "cantonnement" des combattants de l'APRD, présents dans le nord-ouest de la Centrafrique, "dans leurs zones, dans l'attente de leur désarmement, démobilisation ou intégration dans l'armée", dont le calendrier et les modalités restent à définir.
Enfin, le gouvernement de Bangui s'est engagé à lancer "un plan d'urgence pour la réhabilitation des zones affectées par le conflit", a expliqué Jean-Jacques Demafouth, saluant "une victoire pour le peuple centrafricain".
L'organisation Human Rights Watch a accusé en septembre l'armée centrafricaine d'avoir tué depuis mi-2005 des centaines de civils, incendié plus de 10.000 maisons et provoqué un exode massif dans le nord du pays, également en proie aux rebelles et aux "coupeurs de route".
Deux autres mouvements armés, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria, présente dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ont signé des accords similaires avec Bangui en 2007.
Selon le ministre Gonda, chargé du "Dialogue", "un accord global" réunissant ces trois groupes va être négocié et signé dans les prochaines semaines. Il devra établir les modalités précises d'application des différents textes.
Le pouvoir, l'opposition non armée, la société civile et les trois ex-rébellions se retrouveront ensuite pour un "dialogue politique inclusif".
L'accord de paix de Libreville était un préalable à l'organisation de ce dialogue, dont l'ouverture, prévue le 8 juin au plus tard, devrait être différée.
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