Le Centrafricain n'est pas né pour souffrir toute sa vie,encore moins de génération en génération.
ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE
PROGRES
L'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES DENONCE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE:
*Déclaration N° 06/ADP/07 - Réaction à la déclaration de la convergence KNK du 26 Juillet 2007
*L'ADP s'indigne de la crise née de l'affaire Total contre l'Etat centrafricain - Septembre 2007
*Déclaration N° 012/07 : L'ADP condamne le silence du Pouvoir sur la grève des enseignants du supérieur - Décembre 2007
*Déclaration ADP/01/08 : L'ADP condamne les propos dangereux de François Bozizé -
Janvier 2008
*Centrafrique - Hausse des Prix : L'ADP indexe l'Assemblée Nationale - Avril
2008
Déclaration n°12/ADP/08 : Situation Sécuritaire de la
République Centrafricaine et impunité au sein des Forces de Défense et de Sécurité
Déclaration n°13/ADP/08 concernant le Dialogue Politique Inclusif en
Centrafrique
Déclaration ADP n°14/08 concernant la coordination d'une rebellion par un leader de parti
politique
Déclaration n°15/08 condamnant les reports incessants de
la fête des mères et l'étouffement des rejouissances populaires
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- Manuel de Sensibilisation et d'Education Politique
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APA Bangui (Centrafrique) Les commerçants, grossistes et semi grossistes, continuent de pratiquer des prix prohibitifs, en dépit de l’appel lancé mercredi dernier par la ministre centrafricaine du Commerce, Emilie Béatrice Epaye, les exhortant à se conformer aux dispositions de la loi du 26 mai 1992 portant libéralisation des prix en Centrafrique. Pour certains produits, la hausse a frôlé en moyenne les 25%. Mais «la folie» a surtout touché l’huile dont le prix a doublé en quelques mois seulement, passant de 900 FCFA à 1.800 FCFA le litre, a indiqué à APA M. Mbétid-Bassane, chef du Département des sciences économiques à l’Université de Bangui. Au même moment, le prix de la boîte de lait en poudre de 400 g a été propulsé à 3.000 FCFA «alors qu’il ne dépassait guère les 2.000 FCFA», le prix d’une boîte de beurre de 900kg est passé de 1.750 à 2.500 F CFA alors que celui du kg de sucre est passé de 750 à 900 FCFA. Le prix du morceau de savon ordinaire est passé de 250 à 350 FCFA, celui du paquet de 10 boîtes d’allumettes de 250 à 350 FCFA. La hausse n’a épargné les matériaux de construction. Le prix d’un sac de ciment CIMCAM de 50 kg est passé de 9000 à 18.000 FCFA, celui de la tôle aluminium de 2 m est passé de 1.800 à 4.000 FCFA. Selon Dr. Mbétid-Bassane, la hausse des prix des produits importés, en particulier ceux de première nécessité, s’explique par des facteurs exogènes et endogènes. S’agissant des facteurs exogènes, il a indiqué que deux éléments importants jouent un rôle essentiel dans la hausse des prix: l’émergence économique fulgurante de la Chine et de l’Inde qui se traduit par une forte demande d’affrètement sur le marché mondial et l’augmentation régulière du prix du baril de pétrole qui frise aujourd’hui les 112 dollars. La hausse du prix du brut suite aux tensions au Moyen Orient se répercute sur le niveau général des prix des produits importés par la Centrafrique alors que la forte demande d’affrètement sur le marché mondial a pour effet direct une augmentation importante du coût du transport maritime, toutes destinations confondues, a précisé le chef du Département des sciences économiques à l’Université de Bangui. «A côté de ces facteurs exogènes sur lesquels le gouvernement n’a aucune influence, il y a des facteurs endogènes sur lesquels il peut agir», a-t-il ajouté, citant dans cette série les coûts très élevés de transport des produits à cause du surcoût pour notre pays dû au fait que les camions repartent vides parce qu’il n’y a pas de marchandises à exporter et les tracasseries routières qui gonflent le coût du transport. A cet ensemble de facteurs, le Dr. Mbétid-Bassane a ajouté un autre de nature institutionnelle qui est déterminant dans la hausse des prix: la manière anti-concurrentielle dont fonctionne le marché de distribution des produits de première nécessité en Centrafrique. Pour stabiliser les prix, le gouvernement peut prendre des mesures «à effet immédiat» sur la baisse des coûts et de portée plus durable. Il s’agit de favoriser la concurrence entre acteurs, a-t-il dit, soulignant que pour ce faire, une politique moderne de régulation est à penser et à mettre en œuvre, notamment la prévention et la répression des antennes illicites, les abus de position dominante et toutes formes d’artifices entravant le libre jeu de l’offre et de la demande. L’Etat devrait donner les moyens appropriés au service de la concurrence du ministère du commerce pour faire respecter la loi du marché et lutter contre les phénomènes comme l’antenne illicite, le monopole de distribution. Le gouvernement peut aussi supprimer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur un certain nombre de produits sensibles pendant une période de trois mois par exemple, a-t-il conclu. La hausse des prix des produits de première nécessité en Centrafrique a provoqué «un déséquilibre au sein des ménages à faible revenu qui s’interrogent dès lors sur le respect des décisions gouvernementales règlementant les prix», selon un économiste de l’Université de Bangui. |
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SL/lmm/APA |
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15-04-2008 |
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