Une semaine de la paix pour le renforcement de capacité de la population de Boali

23 Septembre 2015 , Rédigé par RJDH.ORG Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS, #PAIX

Une semaine de la paix pour le renforcement de capacité de la population de Boali

Le Centre International pour le Développement de l’Ethique et du Leadership (CIDEL) en partenariat avec l’ONG Allemande humedica, organise une semaine de la paix et de la cohésion sociale au village Boyali, situé à 120 kilomètres de Bangui dans la sous-préfecture de Bossembelé. Cette semaine part du 22 au 27 Septembre 2015. Des manifestations socioculturelles et sportives constitueront les temps forts de cette semaine.

Cette activité consistera à apporter une assistance humanitaire, un appui au relèvement psychologique, une amélioration du vivre ensemble, une formation en matière d’aide à la guérison du traumatisme, de prévention et résolution des conflits et de la promotion de la culture de la paix au village Boyali.

Selon Dr. Augustin Hibailé, Directeur exécutif du Cidel, plusieurs modules sont développés entre autres la dignité et l’autorité de l’Etat, le civisme et le patriotisme.

« La puissance du pardon, les principes d’éthique et du leadership transformationnel, la gestion et résolution des conflits, la cohésion sociale, l’unité de la diversité ethnique et multi religieuse, la guérison des traumatismes, le changement du paradigme ainsi que l’éthique pastorale », constitueront également la substance des exposés du Dr Hibailé.

La même source ajoute que la population de Boyali sera entretenue aussi sur les défis de la jeunesse et l’esprit d’entreprenariat, l’impact et les méfaits des caïmans sur les activités de la pêche sur le lac Mbali.

Pour le pasteur Ibrahim Abakar de l’Eglise des Frères de la localité, cette semaine de la paix vient désarmer les cœurs de la population de Boyali.

Les manifestations sportives, des projections des films, des concerts religieux sur la cohésion vont accompagner cette semaine de la paix. Le village Boyali qui comptait environ 13.000 habitants avait subi plusieurs attaques des hommes armés et s’est vidé de sa population.

On y compte aujourd’hui moins de 6.000 habitants qui vivent dans une précarité. La justice populaire au sujet des accusations de métamorphose devient une routine dans ce village où des personnes indexées sont systématiquement tuées ou enterrées vivant.

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