DÉCLARATION CONDAMNANT LA RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE EN CENTRAFRIQUE

27 Septembre 2015 , Rédigé par OLIVIER GABIRAULT Publié dans #COMMUNIQUÉS

DÉCLARATION CONDAMNANT LA RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE EN CENTRAFRIQUE

Alors que les déclarations officielles tant des autorités de la transition que des responsables de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la République Centrafricaine(MINUSCA) font régulièrement penser que l'insécurité a baissé à BANGUI et sur une bonne partie du territoire, des violences inouïes des tueries sur des populations civiles innocentes dont les plus récentes touchent la capitale sont enregistrées de plus en plus.

Les causes qui allument cette recrudescence de violence sont toujours identiques et donnent à réflexion, car débouchant systématiquement sur des réprésailles sur les populations civiles innocentes.

Tout se passe exactement comme s'il n'y a plus de justice dans le pays, ou que la République Centrafricaine n'est plus un Etat de droit, ce qui ouvre dangereusement la voie royale au règlement de comptes entre groupes rebelles à travers les innocentes communautés musulamane et chrétienne.

Cette situation est très grave et de nature à détruire la nation centrafricaine, car recherchant un embrasement entre chrétiens et musulmans, voeu caché des ennemis de la paix en Centrafrique.

Les Centrafricains dans l'ensemble doivent se mobiliser pour mettre fin à ce très grave danger rampant, consistant à créer des actes de nature à soulever une communauté contre une autre.

Par ailleurs, les communautés musulmane et chrétienne doivent chacune faire preuve d'un grand discernement et tout confier à la justice afin de ne pas tomber dans ce dangeraux piège.

De la même manière que l'attitude citoyenne des habitants des quartiers PETEVO et FATIMA qui n'ont pas répondu par la violence aux actes terroristes, provocateurs à travers des grenades jetées aveuglément sur eux par des instigateurs de la violence est à féliciter, de la même manière celle de la population du KM5 ayant enquêté, arrêté et livré les auteurs de ces actes est à encourager.

Ce bel exemple et cet esprit de recherche de paix , de la sécurité ne peut être consolidé que par le désarmement des milices, principale mission des forces internationales en Centrafrique, dans le cadre de la MINUSCA.

En effet, dans le cadre de la mission de l'ONU en Centrafrique, trois principales tâches prioritaires liées doivent ramener la paix et la sécurité, notamment la protection des populations civiles en Centrafrique, l'action en faveur de la justice nationale et internationale et de l'Etat de droit, le désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement.

La question est alors de de savoir comment la protection des populations civiles peut se faire sans désarmement, surtout que ce sont justement les porteurs illégaux d'armes qui assassinent ces populations civiles quand, où et comme ils veulent?.

Comment éviter l'inexpiable vendetta qui trône constamment dans l'esprit de certains lorsque les actions de la justice ne dissuadent pas, n'apaisentpas encore et surtout que les auteurs des actes sont en liberté, les porteurs illégaux d'armes cotoient les forces internationales sans aucune inquiétude?

Comment l'absence prolongée des forces armées centrafricaines devant aider à pacifier le pays se justifie-t-elle alors que parallèlement la violence le surarmement des rebelles se poursuivent?

Aussi, face à l'ensemble de cette situation et afin d'éviter le péril qui menace le pays à travers des actes de provocation pour l'embraser, je propose:

1° Une rencontre des leaders d'oppinions en vue d'une réflexion et d'une action commune pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la menace réelle, rampante pesant sur cohésion de la nation centrafricaine due à l'absence du désaemement et de la remise en service de l'armée nationale centrafricaine;

2° L'encouragement des efforts des modérés des différents camps en vue d'une sensibilisation plus efficace de nature à assurer la sécurité et la paix au sein de la population centrafricaine;

3°Le grand accent préalable à mettre par les candidats à la présidence sur le retour de la sécurité à travers les actions au pays ainsi qu'à l'Etranger, afin de préparer un climat apaisé, avant, pendant et après les élections de manière à consolider la réconciliation et une paix durables.

Pour terminer, je condmne très fermement les actes barbares de la journée du 26 septembre 2015 ayant endeuillé de nombreuses familles innocentes à BANGUI, occasionné la destruction d'une église, le pillage de biens d'un serviteur de Dieu dans le principal but de créer un embrasement recherché activement, méchamment entre chrétiens et musulmans.

Les auteurs de ces abominables actes doient être dénoncés, identifiés, poursuivis et jugés dans l'intérêt de la cohésion nationale.

Fait à Paris le 26 septembre 2015.

Emmanuel Olivier GABIRAULT

Candidat à la Présidence de la République

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Wathy-Ghourou Zonga Maxime 27/09/2015 17:52

Tres bien mon Excellent Mr. Le President.

Wathy-Ghourou Zonga Maxime 27/09/2015 17:50

Tres bien mon Excellent Mr. Le President.