Centrafrique : le nouveau chef de la Minusca affiche « sa fermeté » face aux groupes armés

28 Août 2015 , Rédigé par JEUNE AFRIQUE.COM Publié dans #CENTRAFRIQUE INFOS

Le nouveau chef de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), Parfait Onanga-Anyanga, veut "mettre hors d'état de nuire" les groupes armés.

À LIRE AUSSI

Pour sa première conférence de presse, Parfait Onanga-Anyanga, le nouveau chef d’une Minusca empêtrée dans le scandale d’abus sexuels contre des mineurs et confrontée à une recrudescence des violences dans la région de Bambari, avait fort à faire.

« Nous sommes préoccupés par la situation dans cette partie de votre pays, à Bambari. (…) La fermeté de nous assurer que tous les groupes néfastes seront mis hors d’état de nuire est incontestable. Et c’est bien dans ce cadre que nous évoluerons », a-t-il déclaré mercredi à Bangui.

Le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga a pris ses fonctions après le limogeage du Sénégalais Babacar Gaye, renvoyé le 12 août par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon après une série d’accusations d’abus sexuels contre des mineurs commis par des Casques bleus en Centrafrique.

Regain des violences communautaires

« L’objectif fondamental est bien la paix et la stabilité dans votre pays. C’est l’objectif qui nous anime et sur lequel nous allons travailler sans complaisance. Et il faudrait que ce soit absolument clair », a-t-il ajouté.

Sa conférence de presse intervenait quelques jours après des violences qui ont eu lieu dans la ville de Bambari (centre), qui ont fait au moins 20 morts et une vingtaine de blessés. Les affrontements et leur cycle de représailles avaient débuté le 20 août entre les miliciens chrétiens anti-balaka et les ex-rebelles musulmans de la Séléka, qui s’affrontent régulièrement dans cette ville.

La Séléka, à l’origine de la destitution du président François Bozizé en mars 2013 avant d’être chassée du pouvoir en janvier 2014 par une intervention militaire internationale, avait installé son état-major à Bambari. Depuis, la ville est régulièrement secouée par des affrontements entre ses partisans et les milices anti-balaka.

Partager cet article

Commenter cet article