COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE DU 18 JUILLET 2015, CONSACREE A LA RESTITUTION DES TRAVAUX DU FORUM NATIONAL DE BANGUI.

29 Juillet 2015 , Rédigé par GABIRAULT Publié dans #OLIVIER-GABIRAULT, #COG

La réunion de la Coordination Générale des Centrafricains de France consacrée au
compte rendu des travaux du Forum National de Bangui s'est tenue le samedi 18 juillet
2015 dans les locaux du restaurant MONTECARLO, sis dans le 17ème arrondissement
de Paris.
Il convient de rappeler que la diaspora de France avait choisi trois délégués au cours
d'une réunion organisée le 25 avril 2015 par la COGECF pour participer au Forum de
Bangui, réunion ayant permis également au représentant de la diaspora à la commission
préparatoire du Forum de BANGUI de faire un compte rendu des activités de cette
structure.
Deux des trois délégués n’ont malheureusement pas répondu à la convocation de cette
séance, ce qui est tout à fait étonnant, car ayant obtenu initialement leur désignation au
cours de la réunion organisée par la COGECF le 25 avril 2015, ils devaraient participer
également à la restitution des travaux du Forum dans les mêmes circconstances.
En dehors de ce cas, trois participants dont un en qualité de personnalité intellectuelle
indépendante, un second à titre individuel et un troisième en tant qu’invité de sa
communauté religieuse ont accepté de donner leurs impressions sur les travaux du forum
de Bangui.
Après l’adoption de l’ordre du jour amendé, le Président de la Coordination Générale des
Centrafricains de France (COGECF), Monsieur Emmanuel Olivier GABIRAULT, le
premier à prendre la parole, a salué et remercié les Centrafricains venus à cette réunion
parmi lesquels trois participants au Forum National de Bangui, notamment le Professeur
Jean-François AKANDJI-KOMBÉ, Rapporteur Général de la Commission Gouvernance.
Le Président GABIRAULT a tenu à préciser tout d'abord que la réunion de présentation
du compte rendu des travaux du Forum aurait du se faire beaucoup plus tôt, dès le retour
des trois représentants des Centrafricains de France à ces assises, mais que deux raisons
principales expliquent ce retard.
La première est qu'à leur retour de BANGUI, deux des représentants avaient proposé
que la restitution se fasse sous l'égide de l'ambassade de Centrafrique en France,
soutenant que l'ambassadeur leur aurait donné son accord à Bangui à l'occasion d'une
rencontre après les assises.
Dans un souci d'unité, la Coordination Générale des Centrafricains de France ne s'est pas
opposée à cette proposition et a attendu. Or pendant que le temps passe, aucune date n'est
donnée par l'ambassade pour la réunion de restitution qui serait placée sous égide.
La seconde raison est liée à l'attente de la parution du Rapport Général du Forum afin de
s'assurer préalablement de la transcription effective des recommandations proposées en
Commission et des déclarations en plénière, attente qui bien évidemment a également
duré, ce document vient de sortir et aucune copie n'est encore disponible.
Il a toutefois indiqué que la Coordination Générale des Centrafricains de France a
néanmoins commencé pendant le forum, et dès la fin de ces assises, à donner un aperçu
de ses propres actions et de celles de la diaspora centrafricaine d'une manière générale à
travers :
- La publication de deux recommandations proposées par son Président à la Commission
Gouvernance, notamment :
a) La proposition de recommandation relative aux Centrafricains de l'Extérieur,
demandant:
-l'implication des Centrafricains de l'Étranger dans la gestion du pays, en raison de leur
effectif considérable à la fois comme ressources humaines (première richesse de tout
pays) et ressources financières pour participer à la reconstruction nationale;
-leur représentation au sein de la nouvelle assemblée nationale;
-la délivrance de leurs passeports par les consulats de leurs pays de séjour respectifs afin
d'éviter des déplacement coûteux au pays etc ;
l-a gestion des Centrafricains de l'Extérieur par une structure adéquate.
Le Président a souligné que les éléments de cette recommandation ont ensuite servi de
base à la rédaction de la déclaration générale des Centrafricains de l'Extérieur qui, tout
en les reprenant, les a détaillés sur certains aspects, les a complétés (facilités
douanières, fiscales pour les investissements des centrafricains de l'Extérieur et création
d'un Ministère spécifique chargé de les gérer).
b - La proposition de recommandation relative à la bonne gouverance, dont l'absence
cruelle est la principale cause de l'effondrement national, avec une insistance particulière
sur ce qui caractérise cette valeur , notamment:
-la participation;
-la transparence;
-la responsabilité;
-l'efficacité;
-la gestion saine de la chose publique;
-la primauté du droit.
Cette recommandation met par ailleurs un accent particulier sur l'impérieux devoir, en ce
concerne les hauts dirigeants, de commencer à appliquer la bonne gouvernance avec une
nouvelle mentalité, en donnant le signal d'un grand élan à la suite du Forum , l'exemple
devant venir du haut pour être mieux suivi à la base.
Le Président GABIRAULT a indiqué qu'à l'occasion de la Semaine Culturelle
Centrafricaine de Toulouse où il a été invité le 29 mai 2015, et en réponse à la demande
des compatriotes, il y a également fait un exposé sur les travaux du Forum National de
Bangui.
Il rappelle avoir indiqué à cette occasion que les finalités majeures attendues du forum
devraient porter essentiellement sur la définition des fondements de la refondation du
pays, à travers une prise de conscience élevée, la paix, la sécurité, le mieux vivre
ensemble, la confiance aux institutions, l'égalité de chances, l'État de droit, la justice
sociale etc.
Tout cela ne devrait être possible que si chaque participant au forum était animé des
mêmes idéaux, ce qui n'a malheureusement pas été le cas, des préoccupations éloignées
des enseignements logiques devant tirés de la crise ayant dominé.
C'est ainsi que les participants pouvaient être classés en différentes catégories,
notamment:
-ceux pour qui le forum était l'occasion de changer l'équipe qui dirige la transition;
-ceux qui bien évidemment étaient opposés à cette tendance et dont la principale
préoccupation était au contraire de faire prolonger la même transition;
-ceux qui se préoccupaient d'obtenir des mesures d'amnistie;
-ceux dont la principale préoccupation concernait les dispositions d'inéligibilité de la
charte constitutionnelle qui les empêchent d'être candidats aux prochaines élections;
-ceux qui, impatients, se préoccupaient uniquement des élections, de leur date, ayant
commencé la campagne depuis longtemps;
-ceux qui, préoccupés par la recherche d'un mécanisme efficace de suivi pour l'exécution
effective des recommandations du forum, étaient pour que les assises puissent avoir un
caractère souverain dans ce but;
-ceux qui majoritairement étaient pour le retour de la paix, la réconciliation, la cohésion
sociale à travers des actes forts au cours de ces assises.
C'est dans ces deux dernières catégories que s'étaient situés les représentants des
Centrafricains de France et d'ailleurs.
L'ensemble de ces préoccupations a créé un contexte de débat très difficile, très
compliqué, se traduisant par:
-la volonté d'éviter l'échec du forum par des dérapages;
-un verrouillage excessif des débats et une absence de plan objectif d'attribution de
parole;
-un temps de parole insignifiant de trois minutes, source de tension aussi bien dans la
salle qu'au sein de la population;
-l'absence de remords des groupes armés face aux très graves conséquences de leurs
actes au sein de la nation;
-un temps insuffisant consacré par voie de conséquence aux travaux en commissions et en séances plénières etc.
En terminant son intervention, Monsieur Emmanuel Olivier GABIRAULT a félicité
publiquement la remarquable contribution du professeur Jean François
AKANDJI-KOMBÉ dans le cadre des travaux de préparation du Forum et qui a été
aussi le Rapporteur Général de la Commission BONNE GOUVERNANCE de ces
mêmes assises.
En prenant la parole, le professeur Jean-François AKANDJI-KOMBÉ a précisé qu’il a
participé au forum en qualité de personnalité intellectuelle indépendante. Il a donné son
appréciation personnelle sur le contenu du forum, mais surtout s’est dit frappé par les
délégués qui sont une représentation de la diversité du pays.
Par contre, il a déploré l’absence de certains participants de la diaspora de France
désignés pour participer au forum et qui ne sont pas venus rendre compte à ceux qui les
ont mandatés.
S’agissant du contenu et des recommandations du forum, il a considéré qu’ils sont
l’émanation des aspirations profondes du pays. À cet effet, les autorités nationales
devraient définir un cadre approprié pour le suivi et la mise en oeuvre de ces
recommandations. Par exemple faire une large diffusion et publication du rapport final du
forum. La même exigence selon lui doit aussi être portée sur le choix et la qualité des
membres composant le comité de suivi et de leur mandat, ce qui permettrait de voir
comment ce qui a été dit est appliqué et comment l'institutions fai le travail de veille.
Dans son intervention, il a aussi fait allusion à l’organisation de l’atelier d’enrichissement
de la constitution du mois de juillet qui selon lui a omis de mettre l’accent sur les
questions de citoyenneté, la souveraineté sur les ressources nationales, l’armée, etc, que
le compte rendu de l’atelier sus-indiqué ne fait pas apparaître certains principes forts tels
que l’incompatibilité entre le pouvoir politique et l’armée.

En guise de conclusion, il s’est dit frappé par le fait que, dans leurs discours de
mobilisation jusqu’ici, aucun candidat aux futures élections présidentielles ne se réfère
aux recommandations du Forum National de Bangui. Ce qui suscite à la fois une grande
réserve et de vives inquiétudes sur la suite en ce qui concerne leur prétention à gérer le
pays au cas où.
M. Gaston KONGBRÉ qui a participé au forum à titre personnel a aussi déploré le fait
que lors du forum toutes les questions n’étaient pas mises sur la table. Il a ensuite
exprimé son regret qui porte sur les points suivants :
-la vérité sur les raisons du déclenchement d’une violente crise par les rebelles de la
coalition Seleka d’abord, ensuite les anti-balaka dont le mouvement au départ était
considéré comme un sursaut patriotique contre la barbarie, mais très vite a repris la même
méthode que les séléka ; résultat, c’est tout le pays qui est ravagé ;
-l’absence d’excuse à la Nation par les groupes armés et ceux qui les ont organisés.
M. Gaston KONGBRÉ a dit remarquer le manque de grands thèmes porteurs qui
auraient dû figurer dans les débats du forum. Il a posé la question de savoir comment
reconstruire le pays? Pour lui le forum devrait être le point de départ de la transition car
ce qui est fait jusqu’ici est pas très satisfaisant.
Cependant le forum place toute la nation devant un futur qu’il qualifie de véritable
brouillard. Il invite ses compatriotes à agir en sorte qu’ils ne devraient plus se sentir
comme des étrangers sur leur propre territoire.
Le Pasteur François NDECKERE-ZIANGBA a dit pour sa part que c’est sur l’invitation
de sa communauté religieuse (Alliance des Évangéliques de Centrafrique) qu’il a pu
participer au forum avec la curiosité de savoir à la fois les raisons de la crise, les
mesures vigoureuses prises pour résoudre cette crise, les résultats obtenus par les efforts
consentis jusqu’ici par toutes les parties. Enfin connaître aussi ce qui reste à faire mais
surtout comment le faire?

Suite à ces quatre interventions, quelques personnes ont pris la parole, pour remercier les
participants au forum. Car cette réunion de restitution leur a permis de comprendre ce qui
s’est réellement passé. Toutefois elles ont exprimé leur déception des résultats de ce
forum qui selon leur point de vue sont loin de résoudre la crise. Toujours dans le même
ordre d’idée elles ont déploré les faits suivants :
1/ L’attitude de certains délégués mandatés officiellement pour prendre part au forum, qui
au lieu de se présenter en groupe, choisissent d’organiser des rencontres en solitaire pour
une prétendue réunion d’information de la diapora sur les travaux du forum ;
2/ Le forum a été un échec car les résultats auxquels on a abouti ne sont pas à la hauteur
des attentes, ce qui laisse craindre que la crise perdure encore longtemps, que la
réconciliation qui est le but ultime pour la population ne pouvait être atteinte dans les
conditions de préparation, d’organisation et de gestion de ce forum.
Pour certains, tout reste à faire et c’est encore une occasion manquée pour la refondation
du pays. Raison pour laquelle, il ne faut pas baisser les bras et rester toujours vigilants
en prenant exemple sur les autres nations.
Le point N°1 étant épuisé, le Président a introduit le point n°2 portant sur les
contributions de la diaspora aux travaux du forum et sa participation à la reconstruction
nationale.
Concernant les contributions de la diaspora aux travaux du forum, le Présidident a
indiqué en complément de ses deux propositions de recommandations à la commission
GOUVERNANCE, les actions menées à titre individuel et collectif.
Il indique avoir organisé titre individuel en marge des travaux du forum, une série de
conférences de presse, d’interviews, d’actions de sensibilisation dans les radios locales,
à travers les journaux de la place à la fois pour donner ses analyses sur l'organisation du
forum et sur la diaspora comme ressources humaines, financières pour la
reconstruction nationale, en rappelant que ces actions étaient dictées par l'image négative
de la communauté centrafricaine de l'extérieur auprès de la population, consécutive à des
comportements qui remontent non seulement à plusieurs décennies, mais également à un
passé récent.
Le Président a précisé que c'est principalement la raison pour laquelle le pardon au peuple
centrafricain a été demandé à travers la déclaration générale des Centrafricains de
l'Extérieur lors de la séance de clôture du Forum.
Il exhorte les Centrafricains de l'Extérieur d'une manière générale et ceux de France en
particulier à se remettre fondamentalement en cause et à prendre conscience de leur rôle
dans le cadre de la reconstruction nationale comme ressources humaines et financières.
PLATE FORME MONDIALE DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE
Monsieur GABIRAULT a rappelé que lors de la réunion de la Coordination Générale des
Centrafricains de France du 25 avril 2015 à Paris, il a été constaté que la diaspora
centrafricaine, contrairement aux ressortissants des autres pays étrangers n’est pas
structurée de façon à peser sur les grandes orientations de la Nation. Pour cela, il avait été
jugé utile de saisir l’opportunité offerte par le Forum de Bangui regroupant les
participants des différentes composantes de la diaspora centrafricaine pour organiser une
rencontre entre elles en vue de créer une structure leur permettant d’apporter de manière
unie leur contribution dans la nouvelle refondation du pays.
Cet appel s’est effectivement concrétisé à travers plusieurs concertations à BANGUI
entre les diverses diasporas centrafricaines (Europe, Amérique, Afrique), avec une
tendance vers l’organisation d’une plate forme mondiale de la diaspora centrafricaine. Un
Congrès prévu à cet effet se tiendra à une date et dans un lieu qui seront déterminés
par consensus.
DÉCLARATION COMMUNE DES CENTRAFRICAINS DE L'EXTÉRIEUR
Une déclaration commune, reprenant en partie les éléments de la recommandation
relative aux Centrafricains de l'Extérieur tout en les détaillant sur certains aspects, et
en les complétant (facilités douanières, fiscales pour les investissements des
centrafricains de l'Extérieur et création d'un Ministère spécifique chargé de les gérer) a
été lue en séance plénière de clôture.
NOUVELLE PERCEPTION DE LA DIASPORA PAR LES PLUS HAUTES
AUTORITÉS DU PAYS
L’ensemble de ces actions tant individuelles que collectives n’ont pas laissé indifférente
la Présidente de Transition qui a contribué à rehausser l’image de la diaspora en
mettant un accent appuyé sur le nouveau rôle de celle-ci, non seulement dans son
discours officiel, mais en l’ invitant à la Conférence des Ambassadeurs centrafricains, et
en lui accordant par la suite une rencontre spécifique.
PRÉSENCE DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE AU SEIN DU COMITÉ DE
SUIVI DU FORUM
Au cours de la réunion spécifique des Centrafricains de la diaspora dirigée par la
Présidente de Transition, elle a confié à Monsieur GABIRAULT la mission de proposer
un texte concernant la mise en place d'un Comité de Suivi du Forum National de
BANGUI.
Selon l'intéressé, en exécution des instructions de la Présidente, il a fait une proposition
écrite au gouvernement se résumant par la mise en place d'un comité de suivi restreint,
indépendant, permanent, financièrement et administrivement autonome, créé de
préférence par une loi (ordonnance), composé de:
a) quatre rapporteurs des commissions thématiques pour leur vue plus approfondie des
questions débattues ainsi que des recommandations votées pour mieux en assurer le
suivi et l'évaluation;
b) représentants des principales institutions internationales et sous-régionales
impliquées dans la crise centrafricaine;
c) représentants de la plateforme de confessions religieuses ;
d) représentants de la société civile;
e) représentants de la jeunesse selon un quota ou modalités à fixer;
f) représentantes des femmes selon un quota ou modalités à fixer;
g) représentants de la diaspora à considérer territorialement comme la 8ème région de
Centrafrique, selon un quota et modalités à déterminer, mais ne participant qu'aux
sessions d'évaluation;
La proposition suggère que la présidence du comité de suivi soit assurée par un membre
de la plateforme des confessions religieuses ou de la société civile.
L'absence dans la proposition des représentants des partis politiques, et des principales
institutions de la transition bien que collaborant avec le comité, s'expliquait par le
souci de préserver sa neutralité.
En ce qui concerne celle des groupes armés, le Président GABIRAULT a précisé qu'il
s'agissait tout simplement d'éviter par cette structure, d'institutionnaliser la rébellion
armée d'une part et de se conformer aux recommandations et accords signés par ces
groupes d'autre part.
Tout en admettant que le gouvernement était libre de modifier sa proposition à son niveau
(ce qu'il a effectivement fait), il a indiqué que sa proposition pour un tel mécanisme de
suivi avait essentiellement pour but de faire préserver les acquis essentiels du forum à
travers ses recommandations, l'esprit de celles-ci, les accords de cessation d'hostilité,
permettre une évaluation transparente, objective pouvant offrir au Chef de l'État un
tableau permanent et très clair de la marche de la nation.
En ce qui concerne la représentation de la diaspora au comité de suivi, il a précisé qu'à la
suite d'un consensus des membres de la diaspora ayant participé au Forum National, le
nom du professeur AKANDJI-KOMBÉ a été retenu, sur les trois proposés par le
gouvernement auxquels s'est ajoutée pendant la consultation, la candidature de Madame
VACKAT.
Répondant à la question du compatriote MOLOMA Sylvestre Mathurin venu de
Montpellier sur sa première intervention au forum, mal comprise et interprétée
abusivement, parfois méchamment, le Président de la COGECF a indiqué que sans
intention de citer les en-dessous politiques et les auteurs de cette manipulation sur les
réseaux sociaux, il appartenait d'abord à la diaspora d'avoir un minimum de discernement
à ce sujet au lieu de se faire piéger par la malveillance de certains compatriotes.
Selon le Président, il avait voulu tout simplement expliquer que ses expériences d'ancien
Vice-président du Comité de Suivi du Dialogue National et de Vice Président du
Présidium du Dialogue Politique Inclusif l'amenaient à s'inquiéter par rapport à
l'oganisation du Forum qui à ses yeux, allait tout droit vers un échec, alors que ces
assises représentaient de grandes attentes pour la population.. Par ailleurs, il voulait
réaffirmer le caractère souverain du Forum, conformément à ce qui a été décidé par la
réunion des Centrafricains de France du 25 avril 2015 lorsque la parole lui a été coupée.
Toujours sur cette même question, il déclare avoir pardonné tous les auteurs bien connus
de cette malveillance.
Dans l'ensemble, M. GABIRAULT a conclu que malgré ce qui précède, un début de
résultat a été obtenu par la volonté de se mettre ensemble à Bangui, tout en interpelant la
diaspora, et à travers elle les Centrafricains d’une manière générale sur ce que nous
pouvons faire ensemble, une fois unis à l’issue du Forum National de Bangui pour
reconstruire, développer la République Centrafricaine.
Le Président de la COGECF déclare qu'il est aujourd’hui primordial, dans l’intérêt
supérieur de la nation détruite par ses propres filles et fils, de penser à sa reconstruction
par une prise de conscience collective.
Il a par ailleurs expliqué, que la demande de constitution d'une banque de données
faite par le Minsistère des Affaires Étrangères peu de temps après le forum s'inscrit
non seulement dans le cadre de l'application de la recommandation demandant
l'implication de la diaspora dans le processus de gestion, de reconstruction nationale, de
dévveloppement du pays, mais également de la volonté exprimée par la Présidente de
Transition dans ses différentes déclarations à l'occasion du forum de BANGUI.
Il s'est dit surpris par les réactions étonnantes de certains compatrotes sur cette question,
certainement mal comprise, abusivement mal interprétée, alors qu'ailleurs les
compatriotes d'Afrique, d'Amérique et d'autres pays d'Europe) ont au contraire saisi
cette opportunité pour se faire connaître à la fois comme ressources humaines et
ressources financières indispensables à la reconstruction nationale, au développement du
pays.
A la question M. ROCKA qui s'inquiète au sujet du recensement électoral en France, il
lui a été répondu que les membres du démembrement de l'ANE en France attendent non
seulement de prêter serment, mais des dispositions nécessaires pour commencer le
travail.
Pour terminer, le Président de la COGECF demande aux Centrafricains de France de
reconnaître la grande attention accordée par les autorités de transition aux Centrafricains
de l'Etranger et de se saisir cette occasion maintenant et librement.
Le point N°2 portant sur la réorganisation du Bureau de la COGECF étant retiré et l'ordre
du jour épuisé, le Président de la COGECF a remercié l’assistance pour sa brillante
participation aux débats avant de lever la séance à 15 heures 15 minutes.
Fait à Paris le 21 juillet 2015
Le Secrétaire de la séance
Gaston KONGBRÉ

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