COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE - COMMUNIQUE DE PRESSE 007/COGECF/15 : COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU 31 JANVIER 2015

4 Février 2015 , Rédigé par GABIRAULT Publié dans #CENTRAFRIQUE, #COMMUNIQUÉS, #COORDINATION GÉNÉRALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE

COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE - COMMUNIQUE DE PRESSE 007/COGECF/15 : COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU 31 JANVIER 2015

Le jour de joie apparaîtra et le drapeau flottera pour rassembler ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------- Reconnaissance Préfecture Police de Paris N° W751226953 du 21 juin 2014 Adresse de gestion : 5, square Jacques Amyot 77100 MEAUX Tél 09 51 27 50 98 Email : interocher@yahoo.fr

La réunion de la Coordination Générale des Centrafricains de France du 31 janvier 2015 s’est déroulée en deux étapes.
La première étape a permis d’examiner les points inscrits à l’ordre du jour, notamment les inquiétudes quant aux conditions nécessaires pour l’organisation et la réussite du dialogue inter centrafricain de BANGUI qui fait l’objet d’immenses attentes de la population comme rencontre de dernière chance.
Il a été décidé pour cela d’en informer la Commission préparatoire.
En prônant il y a près de deux ans le dialogue comme mode approprié du règlement de la crise en cours, la COGECF qui a d’abord pris le soin d’analyser les principales causes des échecs des précédentes concertations nationales, voyait son organisation d’une manière différente de celle mise en place actuellement.
En effet, elle estime que pour permettre aux deux communautés, surtout aux groupes armés de se retrouver, se côtoyer, se parler, exprimer avec chagrin du haut de la tribune leurs regrets, lancer un appel à la cessation de la violence, notamment à la restitution des armes et à la réconciliation nationale, un travail préparatoire qui prend d’ailleurs du temps, est fondamental ;
2) L’organisation du dialogue doit éviter son contrôle direct ou indirect par les partis politiques et le pouvoir ;
3) Le choix des thématiques qui doivent correspondre non seulement à ce que la population ressent elle- même profondément, mais à ses aspirations futures, doivent être arrêtées à la suite d’un consensus et d’une concertation plus élargie, libre ;
4) Le choix des représentants des différentes composantes au processus du dialogue doit se faire librement sans immixtion directe ou indirecte du pouvoir qui, à la limite, ne peut que l’entériner, entérinement ne signifiant pas modification ;
5) Les personnes devant composer le présidium du dialogue doivent faire l’objet d’une concertation et d’un consensus, sans être désignées directement ou indirectement par le pouvoir ;
6) Le quota par entité doit être déterminé à la suite d’un consensus afin non seulement d’éviter des agitations inutiles à un moment où la sérénité est primordiale, mais permettre à la population de s’exprimer.
7) La gestion des moyens financiers nécessaires à la réalisation du dialogue doit non seulement être transparente, mais être effectuée par des personnes ayant fait l’objet d’un consensus ;
8) L’efficacité du mécanisme de surveillance doit être pensée avant le début du dialogue afin de s’assurer que ses recommandations ne seront pas enterrées une fois la concertation terminée.
Il a été décidé que ces critères soient portés à la connaissance de la Commission préparatoire qui est libre d’en tenir compte. . La COGECF note par ailleurs que les consultations à la base à l’intérieur du pays, s’effectuent non seulement dans un climat qui ne permet pas à la population de s’exprimer librement par peur de représailles des groupes armés, mais beaucoup plus par des ministres-résidents que par les membres de la Commission préparatoire, ce qui est incontestablement une forme d’immixtion susceptible de fausser globalement la réalité des faits.
La 2ème étape de la réunion de la COGECF s’et déroulée en compagnie des centrafricains dont la rencontre était initialement prévue à l’ambassade de Centrafrique à Paris, mais qui sont venus la rejoindre.
Dans le mot de bienvenue du Président de la COGECF pour les accueillir, il a expliqué les raisons fondamentales de la création de cette plateforme qui appartient aux centrafricains de la diaspora d’une manière générale, même si l’initiative a été prise par une seule association, l’ACD (Association Centrafrique Demain). Ces raisons se justifient par :
1) Bien que le 1er mot de la devise centrafricaine est « Unité », la principale faiblesse du pays réside dans la division dont les conséquences les plus visibles se traduisent par son recul au fil des ans, et aujourd’hui le chaos généralisé qui le caractérise, du à la situation en cours ;
2) En Centrafrique, l’unité est devenue finalement un obstacle pour ceux qui fondent leur sombre stratégie politique sur la division ainsi que certains compatriotes au sein de la société qui ne trouvent leur compte que dans cette pratique ;
3) Si de jeunes cadres formés, dynamiques, appelés à prendre efficacement la relève de la direction du pays, tombent à leur tour dans cette pratique ou l’héritent, alors qu’ils doivent être l’espoir du pays, ce serait la disparition pure et simple de la nation centrafricaine ;
4) Les centrafricains de France constituent la communauté la plus importance de notre pays à l’extérieur et son principal réservoir du savoir, précisément de jeunes cadres formés pour son développement ;
5) La plus grande insulte à notre nation et principalement à ses jeunes cadres pourtant compétents, appelés à la diriger, serait que ceux-ci demeurent les bras croisés, silencieux, désintéressés face à la crise qui la dévaste, tout simplement parce qu’ils sont à l’extérieur, à l’abri de tout, pendant que des soldats étrangers sacrifient leurs vies pour notre patrie et que des cadres d’autres nationalités recherchent tant bien que mal des solutions pour la faire sortir de la crise la plus destructrice de son histoire.
Il fallait bien une plateforme pour permettre de réfléchir sur la situation et l’avenir de notre pays, ce qui a justifié dans un premier temps la création d’un Comité de Réflexion sur la Crise Centrafricaine, devenu par la suite, lors d’une grande Assemblée Générale très élargie, Coordination Générale des Centrafricains de France, sur proposition des compatriotes DIKIDIRI et SARAGA, dénomination approuvée par tous les Centrafricains de divers horizons venus massivement à cette occasion, au nom de leurs différentes structures associatives ou à titre individuel.
Après avoir expliqué toutes les raisons de la mise en place de la COGECF, le Président GABIRAULT a ajouté qu’il appartient aux compatriotes de s’approprier de cet outil pour s’organiser, même si l’initiative a été
prise au début par une seule association avant de réunir aujourd’hui de nombreuses associations et plusieurs groupements d’associations, l’objectif étant de couvrir toute la France dans un premier temps .
Il a attiré l’attention de tous sur le fait que la RCA ayant une image épouvantable sur le plan international où elle n’est connue que par des évènements rocambolesques, il appartient à ses enfants installés à l’extérieur de s’organiser pour l’améliorer, être un rempart contre les dérives qui l’ont détruite, des interlocuteurs crédibles vis-à-vis de la communauté internationale en commençant par des propositions de solutions appropriées pour la faire sortir de la désastreuse crise en cours. . Les interventions des différents compatriotes, notamment ceux venus rejoindre la réunion de la COGECF ont été dans l’ensemble fructueuses, car reconnaissant non seulement à leur niveau un manque d’informations, mais faisant preuve d’un esprit unitaire. . Alors que tout est allait dans un sens unitaire, le malheureux couac qu’il convient néanmoins de souligner a été provoqué par l’intervention du représentant de l’association « Touche pas à ma constitution » qui bien que juriste, a repris sans vérification des ragots de sombres hommes politiques connus pour leur esprit de destruction, une insinuation malveillante de tribalisme au sen de la COGECF, ce qui a créé un tollé général de ses membres, en commençant par l’ancien ministre Léon ODOUDOU.
Ayant obtenu la parole, il s’est offusqué contre cette mentalité d’accusation sans fondement et de personnalisation des actions menées pourtant collectivement. Il a précisé qu’il n’est pas de la même tribu que le Président GABIRAULT, mais le connaît depuis le Lycée jusqu’aujourd’hui en passant par le gouvernement au sein duquel ils ont été des collègues, et jamais le tribalisme n’a une seule fois traversé leur esprit. L’ancien Ministre ODOUDOU a ajouté que non seulement le bureau qui dirige la Coordination Générale des Centrafricains de France a été mis en place par l’Assemblée Générale, mais tous les actes que le Président prend ou publie, bien que portant son nom comme responsable, reflètent des positions prises collectivement, contrairement à certains qui le visent comme personne physique.
Cette malheureuse insinuation qui ressemblait plus à une provocation qu’à une intervention constructive, a poussé les différents membres de la Coordination à se lever chacun à son tour pour la réfuter énergiquement tout en indiquant leurs tribus respectives, de surcroît différentes de celle du Président GABIRAULT pour mieux le prouver et confondre l’auteur du maladroit propos ainsi que tous ceux qui le véhiculent.
Le Président a repris calmement la parole pour dire qu’il a toujours combattu le tribalisme sous tous les régimes, en commençant par celui dont les dirigeants étaient de sa propre ethnie et s’est montré surpris par cette affirmation malveillante, venant de surcroit d’un jeune juriste à qui il a pourtant déjà expliqué au téléphone quelques jours auparavant, le fonctionnement de la COGECF, composée majoritairement de responsables d’associations et groupements d’associations qui y ont adhéré librement, au sein de laquelle rien ne se fait sans leur consultation préalable, surtout par internet, pour tous les cas, même urgents.
Pour concrétiser l’esprit unitaire qui s’est dégagé au cours de cette rencontre, conforme aux objectifs de la COGECF, une autre réunion dont la date sera fixée ultérieurement permettra d’harmoniser les différents points de cette perspective. . La réunion s’est terminée par de nombreuses demandes de photos avec le Président et par l’hymne national « LA RENAISSANCE », entonné spontanément par l’un des participants et chanté vivement par tous avec une émotion et une nostalgie saisissantes.
Paris le 01 Février 2015
Pour le Bureau de la Coordination Générale des Centrafricains de France(COGECF),
Le Secrétaire Général, François NDECKERE-ZIANGBA

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