COORDINATION GÉNÉRALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE - COMMUNIQUE DE PRESSE 06/COGECF/15 : AVERTISSEMENT SUR LE DÉSORDRE AU SEIN DE LA DIASPORA

28 Janvier 2015 , Rédigé par GABIRAULT Publié dans #COORDINATION GÉNÉRALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE, #COGECF, #COMMUNIQUÉS, #CENTRAFRIQUE, #OLIVIER-GABIRAULT

COORDINATION GÉNÉRALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE - COMMUNIQUE DE PRESSE 06/COGECF/15 : AVERTISSEMENT SUR LE DÉSORDRE AU SEIN DE LA DIASPORA

Le jour de joie apparaîtra et le drapeau flottera pour rassembler

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La Coordination Générale des Centrafricains de France (COGECF) note avec une profonde indignation les diverses manœuvres des autorités de la transition et de leurs alliés tapis dans l’obscurité, à l’approche du Dialogue inter centrafricain de BANGUI. . Ces manipulations ont essentiellement pour but de contrôler de bout à bout l’organisation, le déroulement du forum de BANGUI, l’orienter dans un sens voulu, mais aussi et surtout empêcher certaines personnes d’y prendre part. . Les Centrafricains ne tirent aucune leçon du passé, surtout de la crise en cours, la plus dévastatrice de l’histoire de leur pays. Or en évitant des propositions de solutions hardies de remise en cause profonde à tous les niveaux (pouvoirs publics, dirigeants de partis politiques, citoyens de la rue), le dialogue n’aura qu’un caractère artificiel comme le désirent ceux qui veulent le contrôler de bout à bout pour tout censurer.

La Coordination Générale des Centrafricains de France dénonce très fermement l’immixtion flagrante au sein de la diaspora des autorités de transition et de leurs alliés tapis dans l’ombre pour des raisons particulières, au détriment de l’intérêt supérieur de la nation souffrante et agonisante.

Elle rappelle que la diaspora est organisée en associations, groupements d’associations et coordination générale dans une dynamique unitaire, conformément aux lois de la République française quant à leur liberté, de surcroît constitutionnalisée. . Elle est saisie quotidiennement par ces différentes associations, respectueuses des lois de la République française les régissant et qui considèrent la grossière immixtion des autorités centrafricaines à l’approche du forum de BANGUI comme une menace à leur liberté, à leur fonctionnement sur des principes démocratiques.

Tout en attirant l’attention des autorités centrafricaines sur leur responsabilité quant au désordre qu’elles organisent en ce moment au sein de la diaspora, la Coordination Générale des Centrafricains de France précise que les associations légalement constituées en France ont non seulement une liberté constitutionnalisée, mais sont un rempart contre les abus possibles du pouvoir.

Au regard de ce qui précède, elle demande aux autorités de transition, d’éviter de diviser la diaspora par une réunion qu’elles vont faire organiser à l’Ambassade de Centrafrique à Paris le 31 janvier 2015 pour désigner encore arbitrairement des personnes de leur choix pour participer au forum de Bangui et surtout caporaliser la diaspora qui doit au contraire demeurer libre comme rempart à des dérives qui ont détruit le pays.

La Coordination Générale des Centrafricains de France saisit ce jour les Instances françaises et internationales des risques du transfert du désordre consécutif à la crise en cours en Centrafrique non jugulée, au sein de sa diaspora en France, restée jusqu’ici unie, calme, mais organisée depuis novembre 2013 pour rechercher des solutions hardies au chaos du pays. . Elle n’hésitera pas, comme le lui demandent déjà des associations, groupements d’associations, des centrafricains de la diaspora à titre individuel, à utiliser la voie qui s’impose pour faire rétablir l’ordre si une telle situation persiste, exaspérés par les manœuvres des spécialistes de la division, de la désinformation et de la manipulation qui ont des intérêts dans ces pratiques, quand bien même le pays est désormais en lambeaux.

Le communiqué de presse (sans la mention du nom de l’auteur) intitulé Diaspora Europe laissant croire à l’opinion que la Coordination Générale des Centrafricains de France aurait participé à une des réunions organisées par le représentant désigné du pouvoir ou serait contributrice dans l’un des ateliers thématiques du forum, est une indigne manipulation qu’elle condamne très fermement. . Si le représentant désigné par le pouvoir s’est rendu aux réunions de deux groupes centrafricains, il n’a jamais eu le courage de téléphoner, encore moins de se présenter à celle de la Coordination Générale des Centrafricains de France tenue le 17 janvier 2015. . Un tel mensonge, de surcroît susceptible de poursuites judiciaires est très clairement le signe de l’état d’esprit dans lequel le forum de BANGUI qui devrait être un dialogue, va être enveloppé dans un monologue, alors que la population fonde d’immenses attentes sur cette rencontre comme dernière chance pour sortir de la crise, après le désespoir actuel.

Au lieu de manipuler maladroitement l’opinion, il ferait mieux de réfléchir et peser lui-même l’ampleur des réactions de la diaspora non seulement à l’annonce de sa désignation arbitraire pour la représenter, mais également celle des collaborateurs qu’il a choisis, obligés de démissionner dans les heures qui ont suivi. Tout cela est le signe d’un malaise de plus en plus profond suscité par les manœuvres obscures en cours, à l’approche du dialogue inter centrafricain ou forum de BANGUI.

La Coordination Générale des Centrafricains de France n’empêche pas les centrafricains de la diaspora, quel que soit leur nombre ou leur désignation par les autorités de la transition, de participer au forum de BANGUI.

Cependant, sa question fondamentale est de savoir pour quelles raisons la Coordination Générale des Centrafricains de France, la seule organisation officielle représentative à l’heure actuelle, agréée par la Préfecture de Police de Paris, reconnue par les autorités françaises et de surcroît par la Présidente de Transition elle-même à l’occasion de l’audience qu’elle lui a accordée en avril 2014 à Paris, doit être empêchée de participer au forum de BANGUI par tous les moyens, même par les manœuvres grossières et honteuses en cours qui créent la division au sein d’une communauté jusqu’ici unie et calme ?

Il est par ailleurs fondamental de savoir pourquoi la même Coordination qui a proposé le dialogue comme solution incontournable de sortie de crise depuis 2013 et travaille depuis cette date sur les propositions adéquates doit être farouchement écartée du Forum de BANGUI ?

La nation centrafricaine est en désagrégation à la suite des calculs politiques malsains et leurs auteurs doivent cesser cette abominable pratique par des manipulations aussi grossières dont la principale conséquence sera son maintien dans le chaos actuel.

Pour la Coordination Générale des Centrafricains de France, Le Président,
Emmanuel Olivier GABIRAULT

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