DECLARATION DE LA COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE (CGCF) CONCERNANT LA SITUATION DU PAYS

1 Juin 2014 , Rédigé par OLIVIER GABIRAULT Publié dans #COMMUNIQUÉS

La COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE (CGCF) réunie ce jour 31
mai 2014 à Paris, a passé en revue la situation dramatique de la République
Centrafricaines depuis janvier 2014.
Elle condamne avec la plus grande fermeté les massacres ignobles perpétrés le 25 mai
2014 contre des compatriotes de confession musulmane et le 28 mai 2014 contre des civils
chrétiens rassemblés dans un lieu de culte, supposé être un refuge et sensé bénéficier des
dispositions de protection et de sécurité prioritaires.
La Coordination condamne très fermement ces actes car de nature à opposer
insidieusement les communautés musulmane et chrétienne, pour créer véritablement une
guerre de religion, une conflagration nationale alors que la crise est fondamentalement
politique.
La Coordination Générale des Centrafricains de France exprime ses condoléances les plus
émues aux différentes familles frappées par ces drames bouleversants ainsi qu’à toute la
nation centrafricaine ébranlée par d’abominables et irresponsables actes à répétition.
Elle estime que le rôle majeur de tout gouvernement, de surcroit pendant une crise et en
particulier celui de la Transition en Centrafrique est d’assurer, de garantir prioritairement
la sécurité des populations. Or en négociant depuis plus de trois mois avec les milices
SELEKA et Anti-BALAKA qui massacrent quotidiennement ces populations en toute
impunité, les autorités de la Transition ont failli gravement à cette principale mission.
Par ailleurs, la Coordination Générale des Centrafricains de France s’inquiète non
seulement du désaccord persistant, perceptible entre la Présidente de Transition et son
Premier Ministre, mais surtout des conséquences du laxisme ainsi que du manque de
clairvoyance des autorités de la Transition sur la nation, se traduisant par :
-l’autorisation du gouvernement et son appui matériel, financier à la milice SELEKA, de
surcroit déjà dissoute par un texte officiel, pour l’organisation à NDELE d’un congrès
ayant débouché sur l’installation de son Etat major à BAMBARI ;
- l’organisation par voie de conséquence par la milice ANTI-BALAKA de son congrès à
BIMBO et l’installation de son Etat Major au PK9 sur la route de MBAÏKI.
Ces deux situations annoncent, consacrent non seulement de facto la partition de la
République Centrafricaine, mais intensifient l’insécurité, l’anarchie et constituent
incontestablement une haute trahison.
La Coordination Générale des Centrafricains de France condamne pour cela très
fermement les actes des autorités de la Transition qui, au lieu d’aider à la résolution de la
crise, l’ont au contraire amplifiée au point d’amener la population à manifester pour
réclamer leur démission.
La Coordination Générale des Centrafricains de France s’interroge par ailleurs sur la nature
de la mission de la MISCA et des Forces SANGARIS en Centrafrique, alors que les
résolutions des Nations Unies leur donnent mandat de désarmer les milices et de sécuriser
les populations civiles sur l’ensemble du territoire national.
Face à toute cette impasse, la Coordination Générale des Centrafricains de France réitère
l’impérieuse nécessité de la tenue rapide d’une Table Ronde avec l’ensemble des forces
vives du pays pour faire mettre fin à l’impunité et sauver la nation en péril.
Elle compte sur l’appui de la Communauté internationale, notamment la France, les Etats
Unis, les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine et la CEMAC pour
l’organisation de ces assises.
La Coordination Générale des Centrafricains de France attire l’attention de la communauté
internationale sur la résolution de la crise en cours qui ne pourra se faire qu’avec
l’association impérieuse et effective des nationaux ainsi que des Forces Armées
Centrafricaines à toutes les étapes de recherche des solutions à la fois politiques,
militaires, sociales, économiques en vue d’une paix durable.

FAIT A PARIS LE 31 MAI 2014

POUR LA COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE,
LE COORDONNATEUR GENERAL,

Emmanuel Olivier GABIRAULT

DECLARATION  DE  LA COORDINATION GENERALE DES CENTRAFRICAINS DE FRANCE (CGCF)  CONCERNANT LA SITUATION DU PAYS

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