DECLARATION CONCERNANT LA FEUILLE DE ROUTE POUR UN DIALOGUE EN CENTRAFRIQUE

22 Juin 2014 , Rédigé par E-O GABIRAULT Publié dans #GABIRAULT

DECLARATION CONCERNANT LA FEUILLE DE ROUTE POUR  UN DIALOGUE   EN CENTRAFRIQUE

La Présidente de la Transition a choisi une trentaine de personnalités sur des critères non définis pour réfléchir sur une feuille de route ayant fixé des priorités au Dialogue National que le Gouvernement envisage d’organiser dans le cadre de la présente crise.
Selon la presse, la sécurité, la restauration de l’Etat de droit, l’indépendance de la presse et de la justice figurent en tête de cette feuille de route.
La Coordination Générale des Centrafricains de France déplore qu’elle n’ait pas été associée à cette réunion et condamne très fermement cet esprit d’exclusion, de sectarisme, d’absence d’ouverture qui constitue l’une des causes fondamentale de la crise actuelle. . La Coordination Générale des Centrafricains de France se réjouit néanmoins que l’impérieuse nécessité de la tenue de ces assises soit reconnue aujourd’hui, bien que tardivement, alors qu’elle l’a perçue avec clairvoyance et l’a proposée dans son Mémorandum depuis décembre 2012 comme solution appropriée pour la sortie de cette crise.
La Coordination Générale des Centrafricains de France fait observer ce qui suit au sujet de la table ronde envisagée par le gouvernement :
1°Beaucoup de Centrafricains sont sceptiques pour un Dialogue National, déçus par l’inapplication des recommandations des précédentes assises sur la situation du pays, consécutives aux nombreuses crises à répétition.
Pour convaincre, donner de l’espoir tant à la population qu’aux participants au Dialogue National envisagé, des explications plus claires étaient préalablement nécessaires pour rassurer sur l’inexécution des recommandations des précédentes assises, les responsabilités tant de l’Etat que des organes chargés de leur suivi, et surtout la proposition d’un mécanisme devant garantir la mise en œuvre effective des résolutions de la future Table Ronde.
En effet, il est primordial d’éviter de refaire les mêmes erreurs car ce n’est pas la simple organisation d’une Table Ronde qui compte, mais l’application effective de ce qui en découle.
2°Les principales priorités ou orientations à fixer pour le Dialogue National envisagé devraient mettre l’accent sur le pouvoir politique, précisément sur une nouvelle manière de gérer le pays. . En effet, les Centrafricains doivent avoir l’honnêteté et le courage de se remettre en cause après une situation aussi dramatique et non continuer avec une mentalité, une gestion périmée, anachronique du pouvoir politique dans le cadre d’une crise elle-même fondamentalement politique.
Pour cela, la conception du pouvoir, la répartition des plus importantes fonctions à la tête des principales institutions nationales, les nominations dans les hautes fonctions de l’administration locale, de la diplomatie, de la justice doivent être déterminées sur la base de la recherche de l’efficacité alliant l’équilibre géopolitique, la cohésion sociale, le rajeunissement des cadres, gages de l’unité et d’une paix durables. . Ces critères excluent bien évidemment toutes considérations d’ordre religieux, régional, ethnique, tribal, clanique, népotiste.
Ce principe devrait être réaffirmé avec force dans le cadre de ce Dialogue car nécessaire pour créer les bases d’un véritable esprit de réconciliation.
La Coordination Générale des Centrafricains de France estime qu’il est fondamental de faire figurer sur la feuille de route du nouveau Dialogue National la « Gestion politique du pays »car c’est elle qui a engendré tout ce qui semble prioritaire aujourd’hui, mais qui n’en est en réalité que les conséquences.
La Coordination est disposée le moment venu, à faire des propositions de résolutions appropriées à ce fléau qui est l’origine des crises à répétition dans le pays et qu’il est fondamental de combattre unanimement, collectivement pour jeter véritablement les bases d’une réconciliation solide, d’une paix durable et d’une cohésion nécessaires à la reconstruction nationale.
Fait à Paris le 18 juin 2014
Pour la Coordination Générale des Centrafricains de France,
Le Coordonnateur Général

Emmanuel Olivier GABIRAULT

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